Lebel-sur-Quévillon et Matagami contre la levée des barrages routiers

Une semaine depuis leur création, la population régionale collabore aux différents contrôles routiers érigés en Abitibi-Témiscamingue. La population locale est somme toute respectueuse à l'égard des policiers lorsque vient le temps de franchir ces barrages.

Lebel-sur-Quévillon et Matagami appuient la décision du gouvernement de maintenir les contrôles routiers donnant accès au Nord-du-Québec. Même si les élus comprennent les frustrations de certaines personnes, ils estiment qu'il faut protéger la capacité d'accueil des villes et des systèmes de santé.

Matagami va réclamer la réouverture et la libre circulation des individus lorsque les risques reliés au coronavirus seront «gérables». De son côté, le maire de Lebel-sur-Quévillon, Alain Poirier, n'est pas en faveur de la levée des barrages routiers, encore moins depuis qu'un de ses citoyens ait contracté la COVID-19 dans la dernière fin de semaine.

« Je suis content que le barrage demeure, honnêtement. Je sais, c'est long et dur pour la population, mais il faut être très prudent quant à nous avant de laisser les gens se promener d'une région à l'autre. On est favorable, à l'heure actuelle, au maintien du barrage. Il faut par contre avoir un plan pour être capable de transmettre à la population des échéances. »

-Alain Poirier, maire de Lebel-sur-Quévillon


À Rouyn-Noranda, plusieurs résidents sont en faveur du retrait des contrôles routiers aux alentours de la MRC. Ils estiment cependant qu'il est beaucoup trop tôt pour en faire de même avec ceux qui séparent notre région au reste du Québec. Si la situation demeure stable, ces barrages seront levés le lundi 11 mai.

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