Les agriculteurs veulent que la gestion de l'offre soit protégée

Vaches

Des agriculteurs de l'Abitibi-Témiscamingue, de l'Outaouais, des Laurentides et du Saguenay-Lac-Saint-Jean font front commun pour que le projet de loi C-216 soit adopté à Ottawa.

Ce projet de loi vise à ce que la gestion de l'offre soit protégée. Selon les entrepreneurs agricoles, il est primordial que l'agriculture soit retirée de toute négociation politique.

« L'agriculture, c'est la base de toutes les sociétés. Lorsque ça s'effondre, tout s'effondre. Nous mettre en compétition les agriculteurs ensemble à travers le monde, c'est une honte. On devrait sortir l'agriculture de toute négociation internationale. Si on est dépendant de la Chine pour des crayons à bille, ce n'est pas trop grave. Quand on est dépendant de la Chine pour manger, on commence à ne plus être un pays, à ne plus être autonome. »

- Carl Bouchard, agriculteur du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Lors de la conférence de presse cet avant-midi organisée par le Bloc québécois, Gabriel Rancourt, un agriculteur de l'Abitibi-Témiscamingue, devait prendre la parole. Toutefois, ça n'a pas été possible en raison d'une mauvaise connexion Internet.

Il n'en fallait pas plus au député d'Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Lemire, pour sortir de ses gonds.

« Gabriel, si tu parles au cellulaire, ils vont entendre. Là, vous voyez, il y a un enjeu qui est l'accès à Internet haute vitesse dans l'ensemble des régions, particulièrement dans nos régions agricoles rurales. C'est fondamental. Ça donne parfois des circonstances comme celle-ci où la connexion audio n'arrive pas au bon moment. »

- Sébastien Lemire, député bloquiste d'Abitibi-Témiscamingue

La semaine prochaine, l'heure sera au débat à la Chambre des communes quant à ce projet de loi sur la gestion de l'offre qui est toujours en deuxième lecture. Un vote crucial suivra le 10 mars à savoir si C-216 passera ou non en comité pour analyse.

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