Mathieu Lacombe aspire à un rattrapage salarial en CPE

Mathieu Lacombe était de passage au Centre de la petite enfance La Ribambelle de Rouyn-Noranda pour annoncer la création de 584 places supplémentaires en Abitibi-Témiscamingue.

Le manque d'éducatrices en garderie est criant en Abitibi-Témiscamingue, et ce, depuis des années.

C'est difficile pour les différents Centres de la petite enfance (CPE) de recruter dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre, notamment lorsqu'ils sont opposés à des minières qui offrent d'excellents salaires.

Aujourd'hui, à Val-d'Or, le CPE la Vallée-des-Loupiots l'a appris à ses dépens, lui qui est contraint de fermer ses installations par faute de personnel. Au total, ce sont 80 places qui sont coupées.

De passage en Abitibi-Témiscamingue, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a réagi sur la fermeture de la Vallée-des-Loupiots, avant d'ajouter que selon lui, le recrutement d'éducatrices passe entre autres par un rattrapage salarial qui n'a d'ailleurs pas été chiffré.

« C'est clair qu'il semble y avoir un enjeu de relation au travail dont je ne me mêlerai pas comme ministre, c'est sûr. Par contre, sur l'enjeu global de main-d'oeuvre, les gens nous disent êtes-vous malade, il manque d'éducatrices. On le sait. On n'est pas fou et on n'a pas la tête dans le sable. Ce n'est pas vrai qu'on va arrêter de construire des CPE parce qu'il manque d'éducatrices. On n'a pas le droit de se dire que c'est trop compliqué. Il faut mener ces deux dossiers de front. »

- Mathieu Lacombe, ministre de la Famille

Un AEC en techniques d'éducation à l'enfance est aussi une mesure mise à l'avant-scène par Québec. Ce programme est un incitatif qui permet à un élève qui étudie la profession de travailler dans un CPE, tout en étant rémunéré.

Infolettre ÉNERGIE 102.7

Pour ne pas manquer aucun concours et nos meilleurs contenus