Nouvelle évaluation psychiatrique pour Justin John Bresaw

Palais de justice d'Amos

Les revirements de situation se multiplient au neuvième jour du procès pour meurtres de Justin John Bresaw, à Amos. L'homme de 42 ans devra subir une nouvelle évaluation psychiatrique afin de voir s'il est apte à continuer de subir son procès.

 

Lundi matin, son avocate, Me Julie Bolduc, devait amorcer sa défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux. Elle avait annoncé ses intentions à la suite du verdict de culpabilité rendu par le juge Étienne Parent.

Me Bolduc a annoncé d'entrée de jeu que son client témoignerait pour sa défense. Après avoir suspendu une première fois en attente d'un des témoins experts, les procédures ont finalement débuté. 

Mais lorsqu'il a été appelé à la barre pour témoigner, Justin John Bresaw ne s'est même pas levé et a tout simplement refusé, disant qu'il n'avait rien à dire du tout. « I have nothing to say whatsoever », a-t-il déclaré.

Le juge Étienne Parent a de nouveau suspendu la Cour afin de laisser l'avocate s'entretenir avec son client devant ce revirement de situation.

Cesser de le représenter

De retour devant la Cour, Bresaw a maintenu le même discours. C'est alors que Me Bolduc a demandé de pouvoir cesser de le représenter.

« Je crois qu'une importante partie de la défense réside dans le témoignage de l'accusé. Je lui ai expliqué, il m'a dit qu'il comprenait, mais s'il ne témoigne pas, il va manquer de l'information importante, même si j'ai d'autres témoins, » a expliqué Me Bolduc.

La Couronne s'est opposée à cette requête, ayant déjà fait sa preuve devant le juge et indiquant qu'aucun élément ne démontre que Bresaw n'est pas apte à témoigner.

Le juge Parent a suspendu de nouveau le temps de réfléchir à la question. Au retour de la suspension, le juge s'est dit optimiste qu'une solution serait trouvée et a de nouveau laissé du temps à Me Bolduc afin qu'elle s'entretienne avec son client, alors que ce dernier refusait toujours de parler. « Je ne sens pas que je peux le représenter s'il ne veut pas parler, » a ajouté l'avocate.

Nouvelle évaluation psychiatrique

À la suite de cette troisième suspension, un autre rebondissement a secoué ce procès alors que Me Bolduc a soumis une nouvelle requête à la Cour.

Elle a suspendu sa requête pour cesser d'occuper et demandé plutôt une nouvelle évaluation psychiatrique de son client afin de déterminer s'il est apte à continuer de subir son procès.

« Mon client n'est pas d'accord avec moi [pour l'évaluation], mais je crois qu'à ce point-ci [puisqu'il refuse de témoigner], je me dois de faire une demande afin que soit évaluée son aptitude à subir son procès, vu l'importance des accusations. Il faut éclaircir cette question, » a-t-elle plaidé.

La Couronne a contesté la nécessité d'une telle évaluation, alors que deux autres avaient été faites auparavant, jugeant Bresaw inapte, puis apte à subir son procès avant le début des procédures actuelles.

Devant la complexe situation de la Défense, le juge Parent a de nouveau suspendu la Cour avant de revenir et d'ordonner qu'une nouvelle évaluation soit faite par un psychiatre à Malartic d'ici le 27 mai prochain.

D'ici là, le procès est ajourné et reprendra à une date indéterminée, si Bresaw est jugé apte.

Rappelons que l'Honorable Juge Parent a déclaré Bresaw coupable de trois meurtres au deuxième degré sur Diane Duhaime, René Deschâtelets et Jean-Guy Labelle, des événements survenus en 2012 dans une maison où il louait une chambre, à Amos.

Reconnu coupable de triple meurtre à Amos en 2015

Police des États-Unis. Justin John Bresaw lors de son arrestation.