Québec ne bronche pas et maintient son offre de 2%

Les éducatrices en petite enfance manifestent à Rouyn-Noranda afin d'avoir de meilleures conditions de salaire.

Les éducatrices en petite enfance jugent dérisoire l'offre de Québec à la table de négociation.

Sans convention collective depuis l'an dernier, elles revendiquent non seulement un meilleur salaire, mais aussi une valorisation de leur profession par le gouvernement provincial.

Le manque d'éducatrice est criant parce qu'entre autres, les conditions de travail ne sont pas piètres et ça se fait sentir présentement sur les bancs d'école, alors qu'il n'y a pas de renfort.

Le métier est tellement peu payant et attrayant que cet été, les CPE ont fait appel à la population pour dénicher des gens qui souhaitaient prêter main-forte aux éducateurs et éducatrices en place, mais finalement, aucun CV n'a été reçu.

« On se sent un peu niaisés. Cette négociation traîne en longueur. Ils ne nous proposent rien de plus en ce moment que le 2% qu'on a refusé. En fait, ça fait depuis dix ans que nos conditions de travail sont à la baisse, que ce soit au niveau de nos vacances et nos jours fériés ou maladies. On a perdu énormément. On demande au moins un 20 à 25% de rattrapage salarial. »

- Manon Leclerc, présidente de l'unité syndicale du CPE Au Jardin de Pierrot de Rouyn-Noranda pour le syndicat des Métallos 9291

Les éducatrices aimeraient aussi que les enfants avec des besoins particuliers puissent obtenir du support. Cette grève est d'une durée indéterminée et elle se fait en simultané à Port-Cartier.

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