Relance économique : il faut penser aux femmes

Mains femmes

La femme se doit d'être au centre de la relance économique du gouvernement du Québec.

C'est ce que croient les centres de femmes de l'Abitibi-Témiscamingue qui, comme plusieurs autres organisations dans la région et en province, ont eux aussi des demandes spécifiques quant à cette relance.

La liste d'épicerie remise au gouvernement Legault comprend entre autres l'investissement massif dans les logements sociaux, dans le filet social et dans les milieux occupés majoritairement par les femmes, le rehaussement du salaire minimum à 15$ de l'heure et l'intégration des valeurs d'égalité entre les femmes et les hommes dans tous les outils pédagogiques du système d'éducation québécois.

« Ce qu'on amène, ça ne va pas à l'encontre des besoins. Si on investit en services sociaux et en santé, c'est la communauté aussi qui en bénéficie. Si on investit dans les garderies, ce ne sont pas que les femmes qui en bénéficient. C'est sur que j'aimerais mieux voir des logements sociaux se construire en région que d'élargir une route dans les Laurentides, par exemple. »

- Brigitte Arseneault, représentante régionale de la Table des centres femmes de l'Abitibi-Témiscamingue

Les centres femmes de la région désirent rencontrer prochainement les trois députés provinciaux de la région, soit Émilise Lessard-Therrien, Suzanne Blais et Pierre Dufour, pour connaitre leurs intentions quant à leurs revendications.

Par ailleurs, selon Brigitte Arseneault, le fossé des inégalités s'est creusé depuis le début de la pandémie. Les femmes ont été plus nombreuses que les hommes à perdre leur emploi et une hausse record en matière de violence envers les femmes a été enregistrée au Québec, si bien que 15 000 demandes d'hébergement se sont vues être refusées, faute de places.

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