Relation tumultueuse entre Long Point et Québec

Police

La dernière rencontre entre le gouvernement du Québec et la Première Nation de Long Point ne s'est pas bien terminée. Les deux parties se sont réunies pour discuter de la possibilité de permettre à la communauté de ravoir son propre poste de police comme ce fut jadis le cas, avant qu'il soit démantelé en 2006.

La semaine dernière, avant la tenue de la rencontre, Québec a indiqué à Long Point avoir rédigé un plan pour rétablir le corps policier. Cependant, à son grand désarroi, le chef de Long Point, Steeve Mathias, s'est rapidement aperçu au moment de l'échange que le gouvernement n'avait pas en main de plan documenté tel que mentionné.

« C'est une grosse perte de temps. C'est une farce. On veut carrément rire de nous. Ils disent avoir travaillé fort pour notre communauté. On espérait quelque chose de sérieux et de tangible, mais rien n'était déposé sur la table. C'est juste du verbal. C'est un jeu de chat et la souris. »

- Steeve Mathias, chef de la Première Nation de Long Point

Québec aimerait plutôt envisager la possibilité de créer un poste de police régionale autochtone pour le territoire du Témiscamingue. Les agents de la communauté de Kebaowek prêteraient main-forte à la communauté de Winneway, mais l'idée ne plait aucunement au chef Mathias.

Long Point ne compte pas baisser les bras pour autant. Une réunion du conseil se tiendra demain matin afin de discuter des prochaines orientations à prendre dans ce dossier.

Le chef n'écarte pas la possibilité de manifester, si le besoin se fait sentir. Long Point fera appel à la députée solidaire de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, qui aura pour mission de presser le ministre régional et le gouvernement.

Infolettre ÉNERGIE 102.7

Pour ne pas manquer aucun concours et nos meilleurs contenus