Travailleurs étrangers : l'UPA ne veut pas de problèmes logistiques

Agriculture

L'Union des producteurs agricoles (UPA) veut des solutions pour faciliter l'arrivée des travailleurs étrangers temporaires et saisonniers au Québec. Chaque année, il y en a 16 000 qui s'établissent en province pour prêter main-forte aux agriculteurs.

Le problème est qu'en mars dernier, en raison notamment de la fermeture des frontières par le gouvernement canadien, certains producteurs régionaux n'ont pas maximisé leur production par manque de main-d'oeuvre.

L'autonomie alimentaire est sur toutes les lèvres depuis la première vague et avoir accès à ces travailleurs étrangers est essentiel pour assurer la production alimentaire québécoise, clame le président général de l'UPA.

« C'est très difficile pour les entreprises agricoles de trouver de la main-d'oeuvre en région. Je sais que c'est la même chose chez vous. Ce n'est pas juste une question de salaire, mais aussi de disponibilité de main-d'oeuvre. Les travailleurs étrangers jouent un rôle essentiel. Comme je dis souvent, on est mieux d'importer un peu de main-d'oeuvre que d'importer nos aliments. C'est devant cette situation que nous sommes. »

- Marcel Groleau, président général de l'Union des producteurs agricoles

Lorsqu'arrivée au Québec, ces travailleurs étrangers doivent se soumettre à une période d'isolement de 14 jours. 1 500$ par individu seront octroyés aux entreprises agricoles pour défrayer les coûts de la quarantaine, des repas et des salaires.

Le Bloc québécois applaudit cet isolement obligatoire, mais juge insuffisante l'aide monétaire accordée aux agriculteurs. Le Parti propose aussi que la quarantaine puisse se faire à proximité de l'aéroport pour limiter la propagation dans les régions.

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