(Envato Elements - Rawf8)

La Direction de la protection de la jeunesse au Bas-Saint-Laurent a traité plus de 2500 signalements en 2021-2022, en baisse de 11,4 % comparativement à l’année précédente.

Au Québec, le nombre de signalements a plutôt augmenté de 12,5%.

Dans la région, 884 signalements ont été retenus, c’est-à-dire qu’ils se rendent à l’étape de l’évaluation.

« C’est là que l’on va aller à la rencontre des enfants et des familles, qu’on va vraiment apprécier leur situation pour voir si la sécurité de développement de l’enfant est compromise et si ça nécessite l’intervention de la DPJ, explique la directrice de la protection de la jeunesse du Bas-Saint-Laurent, Mélissa Desjardins. À cette étape-là, on reste dans la vie de deux enfants sur cinq. »

Le Bas-Saint-Laurent se démarque avec une baisse des signalements retenus de 12,4 % comparativement à la moyenne provinciale qui fait état d’une baisse de 2,3 %.

La négligence est le motif principal de rétention des signalements, suivi par les abus physiques et des mauvais traitements psychologiques.

Manque de personnel

La DPJ du Bas-Saint-Laurent fait également face à des enjeux de personnel, principalement en ce qui a trait aux remplacements. Selon Mélissa Desjardins, cinq remplacements ne sont pas comblés sur une équipe d’environ 80 employés.

Elle indique que le manque de personnel peut causer des délais dans les évaluations.

« Tout ce qui est urgent, ce qu’on appelle un code 1, code 2 dans notre jargon, on respecte le 24 h, 48 h à la loupe. C’est plus les codes 3 où les délais peuvent monter. Pour un code 3, habituellement on devrait intervenir dans un délai d’à peu près quatre jours et là on a fini autour de 15 jours d’attente en moyenne. »

Mélissa Desjardins, directrice de la protection de la jeunesse du Bas-Saint-Laurent