Lors de la fermeture de l’édifice, sept personnes n’avaient toujours pas quitté les lieux et ont été arrêtées par la police.  (Jean-François Poudrier | Noovo Info)

Sept personnes ont été arrêtées et ont été accusées d’entrave au travail des policiers pour avoir refusé de sortir de l’édifice où se trouve le bureau de circonscription montréalais du premier ministre Justin Trudeau sur le boulevard Crémazie, jeudi.

Quelques dizaines de manifestants sont arrivés au bureau de M. Trudeau peu après 11h pour participer à un sit-in. Leur but était de demander au premier ministre canadien d’exiger un cessez-le-feu immédiat dans le conflit opposant Israël et le Hamas.

 

Vers 16h, le propriétaire de l’édifice a contacté les policiers dans le but d’expulser les manifestants.

 

Lors de la fermeture de l’édifice à 18h, sept personnes n’avaient toujours pas quitté les lieux et ont été arrêtées par la police. Chris Lloyd en faisait partie.

«Je pense qu’il y avait cinq policiers pour chaque individu», a-t-il raconté à Noovo Info. «Ç’a été quand même rude. On ne voulait pas marcher parce que c’est le but d’un sit-in. Donc, les policiers nous ont transportés, ils auraient pu le faire avec un peu plus de gentillesse.»

 

Mercredi, le premier ministre Trudeau a souligné, à nouveau, que les «pauses humanitaires» réclamées par Ottawa doivent être, à son avis, «significatives» afin d’acheminer de l’aide aux citoyens de la bande de Gaza et permettre aux ressortissants canadiens de sortir par le passage de Rafah.

«Ce n’est pas assez, on est dans une situation où il y a des crimes de guerre chaque jour», a déploré M. Lloyd. «Il n’a pas le courage de dire la bonne chose parce qu’il est sous la pression des États-Unis et d’Israël.»