Début du procès pour agression sexuelle de l'ex-député du PQ Harold LeBel


Le procès, qui devrait durer trois semaines, se déroulera devant juge et jury. Harold LeBel est représenté par Me Maxime Roy du cabinet Roy & Charbonneau Avocats. (Martin Brassard | Noovo Info)

Le procès de l'ex-député péquiste Harold LeBel, qui fait face à un chef d'accusation d'agression sexuelle, débute lundi au palais de justice de Rimouski.

Le procès, qui devrait durer trois semaines, se déroulera devant juge et jury. Harold LeBel est représenté par Me Maxime Roy du cabinet Roy & Charbonneau Avocats alors que Me Manon Gaudreault agira au nom de la Couronne.

On ignore pour le moment si M. LeBel, âgé de 60 ans, témoignera à son procès, mais il compte plaider sa non-culpabilité. Il était présent lors de l'audience de lundi. 

Crédits photo: Laurence Royer pour Noovo Info

Selon nos informations, il y aurait potentiellement quatre témoins au niveau de la Couronne, soit deux civils ainsi que deux enquêteurs de la police.

Lundi, les parties ont choisi 14 personnes, 10 femmes et 4 hommes, pour former le jury. La preuve sera présentée seulement à partir de mardi.


Quelques éventuels membres du jury. | Crédits photo: Sébastien Boivin pour Noovo Info

Au même moment, une vingtaine de citoyennes et organismes qui aident les victimes d'agressions sexuelles ont manifesté silencieusement devant le palais de justice de Rimouski. 


Crédits photo: Martin Brassard | Noovo Info

Elles souhaitent que leur présence montre que les présumées victimes peuvent être crues, peu importe le statut de l'agresseur.

Retour sur les faits

Harold LeBel a été arrêté le 15 décembre 2020 par des policiers de la Sûreté du Québec de la Division des enquêtes sur les crimes majeurs en lien avec une accusation d'agression sexuelle. Les actes reprochés à M. LeBel auraient eu lieu en 2017. Une ordonnance de non-publication protège l'identité de la présumée victime.

Voyez le compte-rendu de Laurence Royer au bulletin Noovo Le Fil 17 dans la vidéo.

Harold LeBel a toujours nié avoir posé les gestes qu'on lui reproche.

Au moment de son arrestation, Harold LeBel a été exclu du caucus péquiste pour toute la durée du processus judiciaire. M. LeBel a alors choisi de siéger comme indépendant. Rien n'empêche un élu de siéger à l'Assemblée nationale même s'il fait l'objet d'accusations criminelles.

Retrait de la vie politique

Harold Lebel a annoncé en mars dernier qu'il ne serait pas candidat aux élections provinciales, puisque son procès tombait en pleine période électorale.

«C’est par respect pour la population, je ne peux pas faire une campagne et suivre les procédures en même temps. Je suis vraiment déçu de cela, je voulais être candidat. […] Les circonstances font que je n’ai pas le choix, mais je le fais assez sereinement. Le mot qui m’a toujours tenu, c’est le respect», avait alors mentionné le député. 

M. LeBel avait également assuré à ce moment que cette décision ne constitue pas un aveu de culpabilité et qu’il continuerait de se défendre devant les accusations portées contre lui. 

Une longue feuille de route

Militant souverainiste de longue date, Harold LeBel a été élu sous la bannière péquiste en 2014 et réélu en 2018. Il siégeait depuis décembre 2020 à titre de député indépendant.

Avec des informations de La Presse canadienne ainsi que de Laurence Royer et Martin Brassard pour Noovo Info