Hausse des animaux retrouvés errants à Rimouski

(Maude Parent | Noovo Info)

70% des animaux recueillis par le Centre de services animaliers de Rimouski (CSAR) dans la période des déménagements ont été trouvés errants.

 

Le CSAR a recueilli deux chiens et huit chats abandonnés en lien avec les déménagements. Il s’agit d’une diminution par rapport à l’an passé, constate la directrice générale. Jeanne Mercier observe néanmoins une hausse du nombre d’animaux laissés à l’abandon dans les rues, puisque sur les 10 nouveaux pensionnaires du CSAR, sept ont été retrouvés errants..

« Ce qu’on remarque cette année c’est que les abandons sont beaucoup volontaires, ce n’est pas des gens qui viennent les porter au CSAR pour nous céder les droits, en fait on retrouve les animaux dans la rue. On les affiche et finalement ils ne sont pas réclamés, donc c’est probablement des gens qui ont laissé leurs animaux sur le coin de la rue pour s’en débarrasser. »

Jeanne Mercier, directrice générale du CSAR

Pour assurer un meilleur roulement et donner la chance aux animaux de trouver une nouvelle famille plus rapidement, le Centre de services animaliers a réduit la période de réclamation de sept à trois jours.

« Après une journée maximum, les gens qui ont perdu leur animal vont venir le réclamer automatiquement, précise Mme Mercier. Aussitôt qu’ils perdent leur animal, on a un contact avec les propriétaires dans les 24 à 48 heures. Dans pratiquement 100 % des cas, dépassé la troisième journée, personne ne réclamait les animaux. »

Des adoptions trop rapides avec la pandémie

Jeanne Mercier remarque que de plus en plus de jeunes animaux adoptés pendant la pandémie, particulièrement des chiens, sont abandonnés.

L’isolement et le télétravail ont poussé de nombreuses personnes à adopter un chien rapidement sans se renseigner sur la race, pour finalement s’en départir.

« Au refuge on voit beaucoup des chiens d’un ou deux ans abandonnés parce que les gens n’ont pas le temps, c’est difficile avec les enfants, le chien a des problèmes de comportement ou a de l’anxiété de séparation. Les gens se sont tournés vers des petits élevages, n’ont pas pris le temps d’être prêts à accueillir l’animal, de chercher un animal qui concorde avec leur mode de vie. »

Jeanne Mercier, directrice générale du CSAR