L'Est du Québec souffre d'une sérieuse pénurie de professionnels en soins de santé mentale


458053351 (Archives Noovo Info)

Il y a un manque criant et évident de professionnels en santé mentale dans l'Est du Québec.

Les services sont en très sérieux déficit comparativement aux grands centres de Montréal et Québec.

Alors que l'UQAR a annoncé que de nouveaux bacheliers en psychologie complèteront leur formation à Rimouski au plus tôt en 2026, les besoins sont déjà trop nombreux au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord.

Quant aux premiers psychologues membres de l'Ordre des psychologues, il faudra attendre quelques années plus tard.

Un pas dans la bonne direction mais qui ne comble évidemment pas la demande en forte hausse provoquée par 2 ans de pandémie. 

Les chiffres sont très révélateurs du retard dans l'est de la province.

Le Bas-Saint-Laurent compte sur 6,4 psychologues par 10 000 habitants soit 2 fois moins que les régions de Montréal et Québec qui sont à 13 et 14 psychologues par 10 000 habitants.

Un écart très inquiétant pour le directeur du département des sciences de la santé à l'UQAR Frédéric Banville.

``L'impact que ça là c'est de ne pas recevoir de services alors que le besoin est criant. On peut penser qu'avoir moins de ressources en santé mentale dont des psychologues pour desservir la population, ça fait une population encore plus en souffrance et pour encore plus longtemps. ``

Monsieur Banville admet que les futurs diplômés en psychologie formés à Rimouski permettront de combler seulement une partie du retard accumulé depuis plusieurs années.

``De 2016 à 2020, on a 247 étudiants et étudiantes de l'Est du Québec qui sont partis recevoir leur formation à l'Université Laval ou à l'Université de Montréal. On peut penser que d'offrir la formation à Rimouski, c'est un facteur de rétention assuré. ``