La Débrouille lance un appel aux dons

Marie Beauchesne, coordonnatrice et co-gestionnaire de La Débrouille

La maison d'aide et d'hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale La Débrouille lance une campagne de financement afin de pouvoir répondre aux besoins grandissants de l'organisme.

Une série de trois capsules vidéo réalisées par la firme Paysage a été filmé afin de sensibiliser la population à la violence conjugale.

Les images racontent les témoignages d'anciennes utilisatrices de La Débrouille et d'intervenantes.

L'organisme espère recueillir 100 000 $ en dons à l’occasion de son 35e anniversaire.

Bannière de la campagne de financement de La Débrouille.

La Débrouille

Le financement accordé aux maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale est resté inchangé dans la province depuis 2004, de sorte que chaque année, La Débrouille doit composer avec un manque à gagner de 400 000 $ pour répondre à l'ensemble des besoins, selon la coordonnatrice et co-gestionnaire, Marie Beauchesne.

Elle remarque que la problématique est encore très présente. Une femme sur cinq vivra ou a vécu de la violence conjugale au Québec.

« La violence conjugale est une problématique sociale qui a peu diminué malgré nos efforts. Il y a toujours autant de femmes qui en sont victimes. Mais ce qui change, c’est qu’on en parle davantage, que ce soit dans les médias, à la télé ou dans des films, ce qui amène des femmes à réaliser plus rapidement que c’est ce qu’elles vivent. »

Marie Beauchesne, coordonnatrice et co-gestionnaire de La Débrouille

L’organisme veut ouvrir un dialogue sur le sujet afin de sensibiliser et d’éduquer les gens, en particulier les jeunes. 30 % des victimes ont moins de 25 ans au Québec.

« On a l’idée que l’égalité est atteinte, mais on a encore beaucoup de travail à faire pour s’éduquer à avoir des relations amoureuses égalitaires, souligne Marie Beauchesne. Malheureusement, il y a encore beaucoup de contrôle et de domination dans les relations amoureuses. »

Entre 185 et 225 femmes et enfants trouvent refuge à La Débrouille chaque année.

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