La septième présumée victime aurait confronté Patrick Chénard pendant un massage

Palais de justice de Rimouski

Une septième présumée victime a témoigné, mardi, au procès du massothérapeute Patrick Chénard au palais de justice de Rimouski. La femme rapporte avoir confronté l'homme de 28 ans durant son deuxième rendez-vous.

Selon son témoignage, Patrick Chénard lui a été référé par une connaissance. Elle a accepté le forfait de trois massages pour 30 $, un tarif spécial, puisque le massothérapeute en profitait pour mener une étude sur l'effet de la musique sur la détente.

Lors du premier massage, la plaignante raconte que l'homme lui a effleuré les parties génitales, lui a touché les fesses et qu'il avait passé sa main entre ses seins. Elle se souvient avoir quitté les lieux déstabilisée et avoir téléphoné à son conjoint pour lui faire part de son expérience.

La femme explique être tout de même allée à la deuxième séance avec l'idée de confronter l'accusé et de confirmer qu'il y avait bel et bien eu des attouchements.

La présumée victime se rappelle alors s'être retournée sur le côté droit et lui avoir demandé si ça n'allait pas trop loin, tout juste après qu'il lui ait touché les parties génitales. Selon elle, Patrick Chénard a répondu qu'il ne pouvait pas se permettre que ça aille trop loin et qu'il risquerait de tout perdre. Il lui a ensuite massé le cou et les épaules pendant 10 minutes, puis elle a quitté en lui demandant si leur entretien aura été utile pour son étude sur la musique. Le massothérapeute s'est contenté de lui sourire.

Elle a finalement qualifié le troisième rendez-vous d'extrêmement différent, soit professionnel et sans attouchement.

Elle a porté plainte après avoir appris que Patrick Chénard a été arrêté et accusé d'agression sexuelle. Elle affirme ne pas connaître les autres plaignantes et se tenir informée du déroulement du procès en consultant les médias.

En contre-interrogatoire, la femme admet ne pas se souvenir précisément si c'est lors du premier ou du deuxième massage que les gestes reprochés ont été commis.

Patrick Chénard fait face à 11 chefs d'accusation d'agression sexuelle sur autant de présumées victimes pour des gestes survenus en 2015 à Trois-Rivières et de 2016 à 2018 à Rimouski.

Avec la collaboration de Martin Brassard, journaliste Bell Média