Trop de délais dans le système judiciaire pour les enfants de la DPJ

DPJ - Enfant triste - I Stock BrianAJackson

Les sections jeunesse des bureaux d'aide juridique de Drummondville et Victoriaville passent devant la Commission Laurent.

Selon Radio-Canada, les directrices ont témoigné des torts que causent les délais du système judiciaire aux enfants pris en charge par la DPJ.

Elles ont rappelé que les enfants avaient droit à la diligence dans le traitement de leur dossier et qu'il faut remettre ce droit à l'avant-plan.

Des intervenants ont aussi plaidé pour une écoute plus active des enfants alors que le processus judiciaire les concerne directement.

Les jeunes doivent aller devant un juge pour, entre autres, un placement dans une famille d'accueil ou un centre jeunesse.

Plusieurs enfants sont représentés en Cour par des avocats de l'aide juridique. La DPJ et les parents ont souvent leur propre avocat.

La Commission des services juridiques déplore aussi le fait que le système judiciaire soit surchargé alors que la Cour siège hors des heures normales, que des causes sont fixées en surnombre et que les avocats préparent leurs dossiers les soirs et les fins de semaine.

La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse a repris hier (mercredi) en mode virtuel.

Elle a comme mandat d'entreprendre une réflexion sur les services de protection de la jeunesse, mais aussi sur la loi qui l'encadre, sur le rôle des tribunaux et sur celui des services sociaux et autres acteurs impliqués.

La Commission Laurent a été mise sur pied en 2019 après la mort d'une fillette de 7 ans de Granby. La jeune fille avait subi plusieurs mauvais traitements. Elle avait fait l'objet d'un signalement auprès de la DPJ.

La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse doit soumettre son rapport et ses recommandations au gouvernement au plus tard le 30 novembre 2020.