ÉDUCATION: La force d'une classe compte pour la réussite scolaire

La force du groupe compte dans la réussite scolaire de nos enfants selon une recherche de l'UQAM

Peu importe l'aptitude des jeunes à réussir à l'école, ils ont intérêt à faire partie d'un groupe fort s'ils veulent améliorer leurs notes. C'est ce que confirme une étude de l'UQAM effectuée à Joliette et St-Hyacinthe, révélée par La Presse.

Les élèves dans les classes fortes sont plus stimulés et réussissent mieux que ceux qui sont dans des classes faibles selon l'étude menée auprès de 1 500 élèves de sixième année et en secondaire 1. Les jeunes ont été recrutés dans 67 classes d'écoles publiques ordinaires, sélectives et dans des collèges privés de la Montérégie et de Lanaudière.

"Dans le fond, plus les élèves sont forts au début du secondaire plus à la fin de l'année nous même on va devenir motivé et engagé. Ça va être un levier positif. Évidemment, il y a un effet négatif pervers lié à ça. Quand on est dans un groupe faible, on est moins motivé, on se désengage et éventuellement on réussit moins bien en mathématique et en français." - Isabelle Plante, professeure département d'Éducation UQAM
 

L'idéal pour les parents serait de pouvoir choisir le groupe le plus fort possible, peu importe l'école, selon Mme Plante.

Un tel raisonnement favorise cependant l'élite plutôt que la masse. Les élèves plus faibles auraient intérêt à côtoyer d'autres jeunes doués pour performer dans les écoles publiques. 

L'étude démontre également que les garçons sont moins motivés que les filles pour l'apprentissage du français. Ils sont aussi moins performants que les filles dans cette matière. 

 

Voici un extrait d'entrevue avec la professeure Isabelle Plante de l'UQAM réalisée par Benoit Chevalier, journaliste Bell Média Montréal.