Liberté de presse: le recteur de l'Université d'Ottawa s'excuse


Le campus de l'Université d'Ottawa est silencieux, le mercredi 22 avril 2020. (La Presse canadienne / Adrian Wyld)

Le recteur de l'Université d'Ottawa présente des excuses aux médias, dont les caméramans et photographes se sont vu refuser l'accès, lundi, à une conférence de l'ambassadeur de la Chine au Canada.

Jacques Frémont a écrit sur Twitter ce matin que son établissement a pris une mauvaise décision au dernier moment et qu'elle aurait dû «faire mieux pour protéger la liberté de la presse».

Rappelons que l'établissement a plié à la demande de l'ambassadeur, qui ne souhaitait pas être filmé, un geste qualifié par plusieurs d'aplaventrisme.

Le premier ministre, Justin Trudeau, a d'ailleurs qualifié d'erreur cette décision.

L'Université d'Ottawa s'est engagée à revoir ses façons de faire.

Pour sa part, le député du Parti conservateur (PCC) Pierre Paul-Hus a estimé que la situation a démontré clairement l'enjeu d'ingérence et d'interférence de la Chine dans les institutions canadiennes. Il a ajouté qu’il était difficile pour lui de blâmer l'Université d’Ottawa qui a dû prendre une décision rapide à la demande de l'ambassade de Chine, mais à son avis, l'ambassadeur Cong Peiwu devrait être convoqué par le gouvernement pour qu’il sache qu’au Canada, de telles interdictions ne sont pas acceptables.

Quant au chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, il a déclaré: «Si vous cherchez un endroit où aller défier la liberté d'expression, la liberté d'enseignement ou la liberté de presse, allez à l'Université d'Ottawa.»

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, a déclaré que la liberté de presse est un droit fondamental dans une société démocratique.

Avec des informations de la Presse canadienne

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