Ma cabane à la maison: une initiative pour sauver l'industrie

Sirop érable

Vous ne visiterez peut-être pas votre cabane à sucre préférée ce printemps, mais laissez-la venir à vous.

Une nouvelle initiative est lancée aujourd'hui par 70 érablières du Québec, dont trois en Outaouais, soit le Domaine de l'Ange-Gardien, l'Érablière St-Germain et l'Érablière J.B. Caron.

Il s'agit du projet Ma cabane à la maison, qui propose des boites-repas de cabane à sucre, qu'il est possible de vous faire livrer ou de récupérer dans près de 200 points de cueillette à travers la province.

Les repas mettent en vedette les frands classiques de la cabane à sucre, classiques comme le jambon à l’érable, les fèves au lard, les oreilles de crisse, les omelettes soufflées ou les grands-pères au sirop, mais aussi des options végétariennes, véganes, sans porc et sans gluten.

Un code unique vous sera également envoyé pour pouvori assister à un spectacle virtuel de musique traditionnelle, mettant en vedette Daniel Boucher, Guylaine Tanguay, Yves Lambert et 2Frères.

Une année difficile pour les cabanes à sucre

Les érablières du Québec ont eu la vie dure l'an dernier en raison de la pandémie de COVID-19.

Les membres de l'Association des salles de réception et érablières du Québec ont subi une baisse de revenus de l'ordre de 90%.14% des établissements ont d'ailleurs dû mettre mis fin à leurs activités, soit une quarantaine de cabanes à sucre.

Selon l'Association, 75% des 200 établissements du Québec pourraient disparaître pour de bon d’ici la fin du printemps si rien n'est fait.

« L’objectif est de sauver la tradition des sucres pour que nous puissions nous rassembler à nouveau dans ces lieux festifs, l’an prochain. Nos cabanes à sucre sont au bord de la faillite. »

- Stéphanie Laurin, présidente de l’Association des salles de réception et érablières du Québec et copropriétaire du Chalet des Érables

L'Association estime que l'initiative Ma cabane à la maison générera des retombées économiques de plus de 10 millions de dollars dans les régions du Québec sur une période de huit semaines.