Profilage racial : Gatineau porte un jugement en appel

Justice (iStock.com BrianAJackson)

Gatineau porte en appel le jugement du Tribunal des droits de la personne qui a condamné la Ville et deux de ses policiers à verser 18 000 dollars à un citoyen dans un dossier de profilage racial.

Le mois dernier, le Tribunal a conclu que la victime dans cette affaire avait été arrêtée parce qu'elle était la première personne à la peau noire aperçue par les policiers qui se rendaient vers le lieu d'un crime.

Lors de l'intervention du SPVG en 2013, les policiers étaient à la recherche d'un homme noir armé d'un couteau dans une affaire de violence conjugale.

« La Ville considère que le fardeau de la preuve a été renversé c'est-à-dire qu'il nous a fallu démontrer l'absence de profilage plutôt que le plaignant doive faire la preuve du contraire. Donc, de prouver qu'il y en avait eu. De plus, la question des délais entre les faits et le procès, qui s'étire sur plus de cinq ans, n'a pas permis selon nous aux policiers d'avoir droit à une défense pleine et entière. »

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Malgré le jugement en appel, le maire assure que le SPVG suivra les recommandations du Tribunal des droits de la personne et souhaite maintenir la confiance du public envers les policiers.

« Je ne veux pas que notre action sur un cas précis donne l'impression qu'on nie la réalité du profilage racial. Pour moi, il existe et on doit tout faire pour l'éradiquer. »

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau