Une Québécoise intente un recours collectif contre Nintendo

Tous les Québécois qui ont acheté une Nintendo Switch depuis 2017 sont concernés par le recours.

Une demande de recours collectif est intentée contre Nintendo par une jeune femme de Saint-Amable, en Montérégie.

 

Kelly-Ann Saint-Laurent, 23 ans, réclame un dédommagement au nom de tous les Québécois qui ont eu des problèmes avec les manettes des consoles de jeu Nintendo Switch™, Nintendo Switch™ Lite, Joy-Con™ et Nintendo Switch Pro depuis le 1er août 2017.

La demande déposée vendredi à la Cour supérieure fait état d'un vice-caché dans les manettes, qui les rendrait défectueuses en quelques mois seulement.

Mme Saint-Laurent a acheté sa console en novembre 2017 et a commencé à avoir des problèmes moins d'un an après. Son personnage se déplaçait parfois tout seul dans Super Mario Odyssey, par exemple. Ce vice caché a grandement compromis son utilisation de la console.

Entre novembre 2017 et mars 2019, Kelly-Ann Saint-Laurent a eu des problèmes avec quatre manettes. Elle a fait des recherches et réalisé que plusieurs joueurs à travers le monde avaient éprouvé le même problème, qui n'a jamais été divulgué par Nintendo.

« Le Problème compromet non seulement de manière sérieuse la fonctionnalité de base des Joy-Con et des Pro, celle-ci étant de permettre une navigation précise dans les jeux vidéo, mais empêche également la demanderesse d’utiliser correctement sa Switch et rend même injouables certains jeux où la précision est importante. » - extrait de la requête d'action collective

Le recours collectif vise notamment la paire de manettes sans-fil Joy-Con.

Capture d'écran/requête d'action collective. Le recours collectif vise notamment la paire de manettes sans-fil Joy-Con.

Une paire de manettes vaut autour de 100$ et la console de jeu, plus de 400$. Compte tenu du prix payé, le client peut s'attendre à ce que l'appareil ait une durée de vie plus longue que quelques mois, selon la requête déposée.

« En vertu de la Loi sur la protection du consommateur, un consommateur qui achète un produit a droit à ce que celui-ci serve à l’usage normal auquel il est destiné et que sa durée de bon fonctionnement soit raisonnable, compte tenu du prix payé et de l’utilisation qu’il en fait. » - extrait de la requête

La demande d'action collective doit d'abord être autorisée par un juge pour qu'elle soit entendue. Chaque demandeur pourrait recevoir 100 $ en dommages-intérêts punitifs, et entre 90 et 130 $ en dommages-intérêts compensatoires, selon les consoles et manettes qu'il possède. L'action est pilotée par le cabinet Lambert avocat inc, qui dirige aussi les actions collectives contre DoorDash et UberEats.

Il est déjà possible de s'inscrire au recours sur le site web de Lambert avocat inc.