C'est la fin pour Manteaux Valanga à Saint-Hyacinthe

L'entreprise maskoutaine Valanga a cessé ses opérations le 16 juillet

C'est la fin pour une entreprise maskoutaine bien connue, le manufacturier de manteaux Valanga en raison de difficultés financières liées à la COVID-19. L'entreprise a dû fermer boutique le 16 juillet dernier. 

Ce n'est pas la seule entreprise qui bien implantée dans le milieu maskoutain à fermer ses portes en pleine pandémie: on se souviendra que le centre d'amusement Ekca Saute  avait pris cette difficile décision le 22 avril dernier.

La direction avait indiqué sur son site web «avoir tenté d'être solidaire et de passer à travers la crise pour poursuivre l'aventure mais que cela n'était tout simplement pas possible».

Manteaux Valanga concevait ses manteaux à même un atelier de l'avenue Laframboise au centre-ville et vendait dans des dizaines de points de vente au Québec et au pays. 

Sur Facebook, l'entreprise a remercié ses clients fidèles après 25 ans d'existence «mais a aussi lancé un appel à l'achat local en ces temps de relance qui sont difficiles». 

Il semble que l'approvisionnement difficile en matières premières en Chine aurait pu aussi contribuer à la fin des opérations de l'entreprise.

Selon des documents du syndic de l'entreprise obtenus par Le Courrier, l'entreprise cumulait un passif de 465 529$ et les actifs de l'entreprise représentaient 31 750$, à savoir de l'équipement, des matières premières notamment.

Une déception pour l'organisme économique Saint-Hyacinthe Technopole, qui réitère qu'il poursuit son travail d'accompagnement des entreprises de toutes sortes de façons.

«Derrière ces fermetures, il y a des entrepreneurs, des gens qui ont investi du temps, de l'énergie et de l'argent. Souvent, c'est le projet d'une vie. C'est une nouvelle très triste. Ce que nous demandons aux entrepreneurs est de ne pas avoir peur à prendre contact avec nous, avant de déposer vos bilans. Ne pas avoir peur de contacter votre banquier, la pandémie ce n'est pas facile pour personne.  Nous connaissons les différents programmes du provincial et du fédéral. Il y a une foule de programmes qui existent même si la pandémie est d'une ampleur inédite»

André Barnabé, directeur de Saint-Hyacinthe Technopole