CORONAVIRUS: Une étude prometteuse cherche des patients

COVID-19

Si vous êtes atteint du coronavirus et que vous voulez contribuer à la recherche pour vaincre la maladie c'est le moment de vous impliquer. Des chercheurs de l'Institut de cardiologie de Montréal ont lundi matin, en première mondiale, une étude pour évaluer l'efficacité d'un médicament. 

Ils sont à la recherche de 6 000 patients pour tester l'effet de la colchicine, un anti-inflammatoire déjà utilisé auprès des personnes souffrantes de la goutte, une sorte d'arthrite. Le médicament bon marché pourrait prévenir l'inflammation des poumons chez plusieurs patients atteints de la COVID-19. C'est ce symptôme qui est généralement responsable de la mortalité des malades.

La recherche pancanadienne pourrait complètement changer la donne sur la dangerosité du virus si le traitement fonctionne. Le responsable, le Dr Jean-Claude Tardif, affirme qu'une étude similaire a déjà démontré des résultats intéressants sur les animaux.

"Il faut d'abord conduire l'étude dans les règles de l'art le plus rapidement possible. Si on observe ce qu'on pense qu'on va observer, ça transformerait la situation de façon instantanée sur l'ensemble de la planète," indique le Dr Tardif, directeur du Centre de recherche de l'Institut de cardiologie de Montréal

Les patients malades attaquent parfois eux-mêmes leurs poumons en envoyant un flux de globules blancs pour combattre l'infection. C'est ce qu'on appelle une tempête inflammatoire.

"Si on réduisait l'inflammation et la réponse du système immunitaire, on pourrait vraiment espérer réduire de manière importante les complications de la COVID-19," ajoute le Dr Tardif. 

Il n'a fallu qu'une semaine aux chercheurs pour créer le protocole de travail, un vrai miracle dans les circonstances. Il faut généralement 6 mois pour compléter le processus.

Les personnes qui souhaitent participer à l'étude COLCORONA peuvent contacter le 1 877 536-6837. L'essai clinique se fera à distance pour s'assurer que les patients restent en isolement.  Il faut être âgé de 40 ans et plus pour participer à la recherche. Un suivi médical s'effectuera sur une période de 30 jours. 

Le Dr Tardif espère compléter la recherche d'ici 3 mois environ.