CORONAVIRUS: Une pétition pour la suspension totale de la session des universités et cégeps

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Mis à jour le 24 mars 2020

Depuis dimanche, une pétition circule abondamment sur les réseaux sociaux afin que la session des étudiants universitaires du Québec soit suspendue. Mardi avant-midi, elle avait récolté plus de 60 000 signatures.

La pétition, adressée au ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur Jean-François Roberge, demande la suspension complète de la session en cours et la reconnaissance des crédits sans note finale.

« Les répercussions sur les étudiant-e-s de cette crise sans précédent pour le Québec sont nombreuses et complexes, et c’est pourquoi nous demandons à ce que la session d'hiver 2020 soit suspendue et que les cours pour lesquels une ou des évaluations ont eu lieu soient considérés comme terminés, crédités sans note finale, et ce, pour les étudiant-e-s de tous les établissements d’études supérieures du Québec incluant les cégeps, les collèges et les universités », demande l'instigatrice Elizabeth Leblanc-Michaud, étudiante à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

La requête évoque aussi comme argument la décision prise à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), où un cours pour lequel une ou des évaluations ont eu lieu est considéré comme terminé. Par contre, un cours n'ayant eu encore aucune évaluation devra être complété selon les modalités convenues entre le professeur et ses étudiants.

Quant aux stages des étudiants de l'UQAR, tous ceux « qui ne sont pas soumis aux exigences d’un ministère, d’un organisme d’agrément ou d’un ordre professionnel seront considérés comme terminés au 14 mars 2020 et évalués comme tous les autres cours », indique la direction de l'UQAR sur son site web.

« En somme, nous exigeons du Ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, qu'il offre une solution globale et équitable pour toute la communauté étudiante au cycle supérieur du Québec en permettant à chacune et chacun de passer sa session et de se concentrer sur l'essentiel », conclue Elizabeth Leblanc-Michaud.