Cri du coeur des maisons d'hébergement pour femmes violentées

CALACS - Agression Femme - I Stock - ardone

Les temps sont difficiles pour les maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence. Faute de places et de budgets suffisants, les organismes ont dû refuser plus de 9 800 demandes d'aide au cours de la dernière année au Québec.

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence réclame de Québec un réinvestissement d'au moins 50 millions $ pour soutenir les organismes.

Le grand Drummond n'échappe pas à la situation.

L'an dernier, la Rose des Vents a hébergé 71 femmes et 64 enfants victimes de violence conjugale. 73 demandes d'hébergement ont dû être refusées par manque de place. L'organisme peut offrir, selon son financement, 10 lits sur 6 chambres. Le double de places serait nécessaire pour répondre adéquatement à la demande.

Pour pallier l'espace restreint, souvent, l'équipe de la Rose des vents fait des pieds et des mains, pour organiser la maison afin d'aider plus de femmes et leurs enfants.

La durée d'un séjour dans un centre d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale varie de 24h à quelques semaines. L'hébergement est gratuit et confidentiel pour les femmes et les enfants aidés tout comme les repas et les divers services.

La Rose des Vents compte sur 17 intervenantes spécialisées en violence conjugale qui offrent des consultations individuelles, des ateliers de groupe et de l'accompagnement pour les démarches. La Rose des Vents offre également un suivi externe pour les femmes qui n'ont pas besoin d'hébergement. De plus, une intervenante jeunesse rencontre les élèves des écoles secondaires de Drummondville pour faire de la sensibilisation sur la violence dans les relations amoureuses et pour un suivi individuel au besoin.