Déluge du Saguenay : La dynamique du quartier n'a plus jamais été la même

Déluge du Saguenay 1996

Dans le cadre du 25e anniversaire du déluge du Saguenay, nous avons rencontré un sinistré de La Baie qui a été touché d’une façon particulière par le décès des deux enfants de la rue Henry-McNicoll.

La dynamique dans le quartier n'a plus jamais été la même après le drame qui a emporté, Andréa et Mathieu Paquet-Garceau, raconte Martin Simard. Ce dernier était le voisin de la petite famille et c'est chez lui qu'est survenu le glissement de terrain tôt le matin du 20 juillet 1996. Les deux enfants qui dormaient au sous-sol de leur résidence n'ont eu aucune chance.

Une petite croix est toujours visible sur le terrain de Martin Simard en hommage aux jeunes victimes, Noovo Info

« Quand je viens ici, j'ai toujours une pensée pour les parents et ces enfants-là qui aujourd'hui seraient des adultes et auraient tout près de 30 ans. Ils auraient surement des enfants également aujourd'hui. » - Martin Simard, sinistré du déluge de 1996

Le coroner Gilles Perron établira quelques mois plus tard que ces décès auraient pu être évités si la Ville de La Baie avait appliqué avec plus de rigueur son règlement municipal d'urbanisme. La Ville était alors propriétaire, développeur et vendeur des terrains de cette zone.

Martin Simard explique que ce secteur était effectivement reconnu comme étant une zone à risque de glissement de terrain. Il faut dire que l'homme qui est maintenant à la retraite était à l'époque un employé du ministère de l'Environnement et il a travaillé à la réfection des berges. Il s'est donc retrouvé doublement touché par la tragédie.

« Ça nous a permis quand même d'avancer au niveau des phénomènes naturels et des phénomènes qui sont de plus en plus fréquents. Aujourd'hui, on se pose des questions sur le genre de développement qu'on veut. »

Voyez le reportage de Louis-Philippe Arseneault.