Des antivaccins interpellent des élèves en deuil à Montréal

École secondaire Louis-Riel - Centre de services scolaire de Montréal

Après les graffitis et les slogans scandés près de certaines écoles, des militants antivaccins ont interpellé des élèves en deuil hier à Montréal.

Ils se sont présentés sur l'heure du dîner aux abords de l'école secondaire Louis-Riel dans l'est de la métropole, où une élève de quatrième secondaire est décédée en classe la veille à la suite d'un malaise cardiaque. Le coroner enquête pour déterminer la cause exacte de sa mort.

Le groupe d'opposants à la vaccination a rapidement fait un lien, attribuant la mort de la jeune fille de 14 ans au vaccin contre la COVID-19 et reprochant à l'école de cacher la vérité. Or, la clinique de vaccination à cette école avait commencé le lendemain de son décès, soit mercredi, selon le CIUSSS de l'Est de l'Île de Montréal. Selon La Presse, la victime avait reçu son vaccin il y a deux mois.

Sur place, les antivaccins ont tenté de dissuader les élèves de se faire vacciner, alors que des enseignants essayaient de les empêcher de s'adresser aux jeunes. L'un des professeurs, Xavier Watso, a filmé une partie de la confrontation qu'il a ensuite partagée sur les réseaux sociaux.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, a vivement dénoncé la situation cet après-midi sur Twitter affirmant déplorer que ces manifestants aient instrumentalisé le décès tragique d’une jeune fille pour alimenter leur cause.

 

D'autres événements du genre

Ces militants antivaccins ne sont pas sans rappeler ceux qui ont fait des graffitis sur les façades de l'école secondaire des Chutes, à Rawdon, dans Lanaudière, dans la nuit de lundi à mardi. 

On pouvait notamment y lire «Seront pendus ceux qui vaccinent les jeunes de force». Les malfaiteurs ont aussi mis le feu à une roulotte sur un chantier de construction adjacent. 

La Sûreté du Québec a ouvert une enquête, mais aucune arrestation n'a encore été effectuée dans ce dossier. 

Des militants antivaccins avaient également gâchés la rentrée scolaire d'une école primaire de Lanaudière en scandant des slogans au mégaphone.