Des enseignants regroupés à l'origine d'une éclosion à Saint-Jean-sur-Richelieu?

Centre de services scolaires des Hautes-Rivières: Il y a une éclosion de COVID-19 à l'École Docteur-Alexis-Bouthillier

Le Centre de services scolaire des Hautes-Rivières (CSSDHR) et le Syndicat de l'enseignement du Haut-Richelieu démentent l'information rapportée par le Journal de Montréal selon laquelle un rassemblement d'enseignant est en cause dans l'éclosion de COVID-19 à l'école secondaire Docteur-Alexis-Bouthillier, à Saint-Jean-sur-Richelieu.

 

Le Journal mentionne qu'un rassemblement de profs le vendredi de l'Halloween pourrait avoir contribué à infecter 29 étudiants et 5 membres du personnel.

Le Syndicat de l'enseignement du Haut-Richelieu parle plutôt d'enseignants réunis dans leur salle de travail dédiée, dans le respect des consignes, comme ils le sont tous les jours. De plus, rien n'indique que la contamination peut avoir un lien avec une activité qui s'est tenue hors la présence d'élèves, selon le Centre de services scolaire.

L'agente d'information au Syndicat, Isabelle Racine, assure que dans tous les cas, les consignes étaient respectées dans la salle. Un employé asymptomatique se serait toutefois rendu au travail sans savoir qu'il était infecté, ce qui a pu engendrer une certaine transmission.

« On prétend que c'est cette journée-là que la contamination se serait produite [le 30 octobre], mais ç'aurait tout aussi bien pu se produire n'importe quel jour parce que les règles sont toujours les mêmes. Présentement, il y a une enquête interne pour aller vérifier tous les faits. [...] Les enseignants appliquent les consignes de façon exemplaire, parce que sinon la situation serait autrement pire dans les écoles. Ça nous inquiète ce qui se passe, on souhaite éviter la contamination, on veut protéger les enseignants et les enfants aussi. »

- Isabelle Racine, agente d'information au Syndicat de l'enseignement du Haut-Richelieu

Au Centre de services scolaire, on nous confirme qu'une démarche interne est en cours concernant l'activité visant le personnel, comme c'est le cas habituellement en pareilles circonstances. En ce qui concerne de potentielles sanctions, « aucune information concernant nos employés ne sera diffusée quant à des mesures qui pourraient être prises, si tel était le cas, » nous a indiqué par courriel la directrice du Service des affaires juridiques et des communications, Céline Falardeau.

L'établissement dispense les cours en mode virtuel depuis hier et jusqu'au premier décembre par prévention, le temps que la situation s'améliore. L'accès à l'école est permis seulement à la direction si nécessaire pour le suivi des cas avec la santé publique. Les lieux seront désinfectés.