ENTREVUE: 73 000 profs en grève ce matin au Québec

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La routine matinale de milliers de familles a été bouleversée par la grève des enseignants un peu partout au Québec.

Quelque 73 000 profs du primaire et du secondaire, affiliés à la CSQ, ont décidé de repousser le début des classes à 9h30 en guise de moyen de pression. Ils revendiquent de meilleurs salaires et des allègements de leurs tâches. Les enseignants sont sans contrat de travail depuis plus de 12 mois.

À Lévis, des dizaines de syndiqués se sont fait remarquer en manifestant sur le viaduc qui surplombe l'autoroute 73, près du Parc des Chutes-de-la-Chaudière. La même scène était observable du côté de Québec sur le viaduc qui traverse l'autoroute Henri-IV dans le secteur de Quatre-Bourgeois.

Oui on perturbe ce matin, mais une rentrée scolaire où il y a pénurie de personnel ça perturbe encore plus ! Et tout ça, c'est à cause des conditions de travail qui ne sont pas au rendez-vous. 

Éric Gingras, président du Syndicat de Champlain.

À Saguenay, des enseignants ont notamment manifesté devant l'école Notre-Dame-du--Rosaire du secteur Jonquière.

Noovo Info

 

Le débrayage de ce matin pourrait ce répéter puisque la Centrale des syndicats du Québec a obtenu un mandat de grève de 5 jours au total. Dans le Grand Montréal, ce sont les banlieues qui sont touchées par le mouvement de grève puisque les enseignants de l'île de Montréal sont affiliés à un autre syndicat. 

Courtoisie/Des enseignants ont manifesté ce matin devant leur école de Longueuil sur la Rive-Sud de Montréal.

Les centres de services scolaires ont échoué plus tôt cette semaine à convaincre le Tribunal du travail de déclarer la grève illégale. Ils plaidaient que les moyens de pression pouvaient nuire à la sécurité des élèves. Devant ce refus, plusieurs écoles ont basculé en enseignement à distance pour toute la journée.

L'école se fait déjà à distance à Québec, Lévis, à Gatineau et en Beauce en raison des mesures d'urgence pour freiner la COVID-19. 

INCIDENT À SHERBROOKE 

Cette manifestation s'est terminée sur une mauvaise note devant l'école secondaire du Triolet à Sherbrooke en Estrie. Une enseignante a été légèrement blessée à une jambe par un automobiliste qui a tenté de traverser la ligne de piquetage des syndiqués. Une enquête pour agression armée a été ouverte.

L'automobiliste n'est pas resté sur les lieux, mais les policiers ont pu arrêter l'homme de 54 ans de Sherbrooke à son domicile, un peu plus tard, en fin d'avant-midi. 

Il pourrait faire face à des accusations.

Avec la collaboration d'Étienne Phénix, Benoit Chevalier et Marc Toussaint - journalistes Noovo Info