Imposition d'un couvre-feu : une réalité pour les Français

Une publicité de la SAAQ sur les réseaux sociaux, qui traite de la visibilité des piétons, ne fait pas l'unanimité.

Les Québécois sont sur le point de se faire imposer un couvre-feu. Le premier ministre François Legault devrait annoncer en fin de journée que tout le monde devra rester à la maison du soir au matin, sauf pour les travailleurs essentiels.

C'est le cas en France depuis le 15 décembre. Les gens doivent être à la maison de 20h à 6h. Nous en avons discuté avec Murielle Delsuc, une policière qui réside à Clermont-Ferrand, près de Lyon. Puisqu'elle travaille la nuit, elle a la responsabilité de faire appliquer le couvre-feu et l'amende pour les récalcitrants est de 135 euros, environ 210 dollars canadiens.

« Et c'est vrai que je vois que les gens sont énervés et stressés avec le fait de ne pas sortir et de ne pas voir beaucoup de gens. Nous, on patrouille les rues et lorsqu'on voit des gens ont les contrôlent. Ils doivent alors nous présenter leur attestation. Sinon, il y a aussi des dénonciations qui se font de voisins qui remarquent des soirées. » - Murielle Delsuc, résidente de Clermont-Ferrand

La France oscille autour de 20 000 nouveaux cas de COVID-19 par jour. Murielle Delsuc déplore que les rassemblements à 6 personnes aient été permis pour le réveillon de Noël.

 

 

La policière aimerait que la campagne de vaccination se déroule plus rapidement en France « Au niveau de l'organisation, ce n'est pas top ! » 

Elle remarque des lenteurs dans l'organisation. Comme au Québec, les résidents dans les maisons pour personnes âgées et le personnel soignant sont priorisés. Viennent ensuite les gens de 50 ans et plus ainsi que les pompiers.