L'est du Bas-Saint-Laurent passe au rouge

Dr Sylvain Leduc, directeur de santé publique du Bas-Saint-Laurent.

Le Bas-Saint-Laurent se retrouve scindé en deux sur la carte des paliers d’alerte. « L’augmentation soutenue » du nombre de nouveaux cas de COVID-19 dans les dernières semaines a fait basculer les MRC de l’est de la région en zone rouge, selon la Direction régionale de santé publique.

Dès lundi, Rimouski-Neigette, La Mitis, La Matanie et La Matapédia devront se plier à plusieurs restrictions.

Les bars, les salles à manger des restaurants, les gyms, les cinémas et salles de spectacles devront fermer.

Les rassemblements seront interdits, ce qui inclut pendant le temps des Fêtes. Les personnes qui habitent seules pourront tout de même recevoir un invité.

Les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire seront présents en classe un jour sur deux à compter du 9 décembre.

Le directeur régional de la santé publique, le Dr Sylvain Leduc, indique que la région a largement dépassé le seuil acceptable de cas quotidiens.

« Pour 200 000 habitants que nous sommes à peu près au Bas-Saint-Laurent, on ne devrait pas dépasser la vingtaine de cas par jour. Depuis une semaine, nous sommes largement au-dessus. »

Dr Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

La région a enregistré une hausse record jeudi avec 45 nouvelles infections en 24 heures. Avec un bilan partiel de 23 nouveaux cas vendredi, 948 Bas-Laurentiens ont contracté la maladie depuis le début de la pandémie, dont 21 sont décédés.

L'Est du Bas-Saint-Laurent en zone rouge

Gouvernement du Québec

Le Dr Leduc n’a pas voulu s’avancer sur la durée de ces restrictions. À l’approche de la période des Fêtes, il juge crucial de ralentir la transmission, sans quoi on se dirige vers ce qu’il qualifie de « catastrophe annoncée ».

Deux options

Le Dr Sylvain Leduc précise que deux options étaient envisagées concernant ce changement de palier d’alerte. Soit l’entièreté du Bas-Saint-Laurent passait au rouge ou seulement l’est.

La courbe épidémiologique du KRTB étant beaucoup plus faible, la décision s’est arrêtée sur un territoire découpé. « Il y a deux situations épidémiologiques vraiment distinctes en ce moment entre l’est et l’ouest, précise-t-il. C’est un choix qu’on a fait de donner un répit supplémentaire à une portion de territoire, de donner une chance aux gens de maintenir les bonnes habitudes et la distanciation pour voir s’ils peuvent maintenir ce palier orange. »

Le directeur régional de la santé publique a souligné en point de presse que la transmission communautaire est très présente et qu’elle a lieu dans tous les milieux, que ce soit dans les écoles, dans les milieux de travail, dans les restaurants et les centres d’entraînement.

Il déplore un nombre élevé de rassemblements privés et familiaux ainsi que des bulles de travail perméables où des collègues n’appliquent pas les mesures sanitaires et de distanciation entre eux.

« Lorsqu’on a une transmission aussi soutenue dans tous les milieux, ça finit toujours par se rendre malheureusement jusqu’à nos personnes les plus vulnérables. »

Dr Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent