La Fondation Cédrika Provencher n'oublie pas son objectif: prévenir

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Tout le Québec s'en souvient. Il y a 13 ans, le 31 juillet 2007, Cédrika Provencher disparaissait à Trois-Rivières. Aujourd'hui, alors qu'a lieu la journée mondiale de prévention des enlèvements, fugues et disparitions d'enfants, la Fondation Cédrika Provencher poursuit son travail de sensibilisation dans un contexte bien différent.

Cette année, aucune activité de prévention et de financement n'aura lieu en raison des interdictions de rassemblements en vigueur.

« On ne peut plus se rencontrer, les activités familiales sont restreintes donc ce n'est pas évident. La Fondation ne fait plus de rentrée d'argent, alors on essaie de faire tout ce qu'on peut avec les moyens du bord. » - Henri Provencher, président de la fondation et grand-père de Cédrika Provencher

Si la sensibilisation ne peut se faire en personne, elle se fait au moins sur le web. La page Facebook de la Fondation rappelle l'importance aux jeunes et aux parents de toujours demeurer vigilants et prudents. Les événements survenus récemment à Saint-Apollinaire ont bien sûr marqué M. Provencher.

« On l'a vu ce qui s'est passé avec des enfants dernièrement, qui font les frais de problèmes d'adultes. C'est désolant, mais ça devient motivant pour moi d'essayer de tout faire pour empêcher ça et trouver des outils et contrer ces choses-là. »

Cette journée du 31 juillet se veut particulière à la Fondation. En plus de correspondre au triste anniversaire de l'enlèvement de la fillette de 9 ans, il s'agit aussi de la journée mondiale de prévention des enlèvements d'enfants. À cet effet, M. Provencher continue de développer des outils bénéfiques pour les parents et les jeunes afin de prévenir d'autres histoires semblables.

« Il y a énormément d'enfants qui ont rejoint Cédrika. Il ne faut pas les oublier. L'idée, c'est d'arrêter d'allonger la liste des enfants disparus et ça, c'est ensemble que nous pouvons y arriver », conclut Henri Provencher.

Le décès de la petite Cédrika a été confirmé après la découverte d'ossements en décembre 2015 dans un secteur boisé de Trois-Rivières en Mauricie. Malgré plusieurs informations du public, la Sûreté du Québec n'a jamais été en mesure d'arrêter le ou les meurtriers de la fillette.