La saison de pêche aux petits poissons des Chenaux à l'eau ?

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L'Association des pourvoyeurs de la rivière Ste-Anne veut une saison de pêche aux petits poissons des Chenaux, mais la mairesse de Ste-Anne-de-la-Pérade n'est pas du même avis.

Diane Aubut se range derrière l'avis de plusieurs de ses concitoyens qui craignent que des touristes de l'extérieur débarquent massivement dans la municipalité de 2 000 habitants, en pleine pandémie.

« On en cautionne pas l'activité. Malgré les mesures qu'ils souhaitent appliquer, les citoyens sont très inquiets pour toute la circulation des visiteurs qu'il y aurait dans la municipalité », affirme la mairesse.

L'Association des pourvoyeurs a fait une proposition à la Santé publique afin de tenir une saison de pêche. Elle prévoit que seuls des gens de la région pourraient participer aux activités cet hiver. De plus, une seule famille par cabane serait autorisée. L'Association préfère toutefois ne pas commenter le dossier davantage tant que la décision de la Santé publique ne sera pas connue.

« Il faut faire le choix entre la santé de notre population et le développement économique. On ne veut pas qu'il y ait une éclosion parce qu'on a rien fait. Ce serait difficilement acceptable », soutient Mme Aubut.

En entrevue dans un média régional, la directrice de la Santé publique en Mauricie Centre-du-Québec, la Dr. Marie-Josée Godi, a déclaré que les chances que cette proposition soit acceptée étaient plutôt minces. Le CIUSSS MCQ a confirmé à Bell Média que les discussions avec la Santé publique nationale étaient toujours en cours à ce sujet et qu'une décision devrait tomber rapidement sur la tenue ou non de la 83e saison de pêche aux petits poissons des Chenaux. 

Si la Santé publique autorisait tout de même l'événement, la municipalité s'assurera que les pourvoyeurs fasse respecter toutes les règles en place.

« On voudrait essayer de faire en sorte que les visiteurs ne circulent pas dans le village. Si des centaines de personnes de plus chaque jour débarquent dans notre épicerie et nos commerces, les citoyens se sentiraient plus à risque », croit Diane Aubut.

Cette activité prisée des familles québécoises attire en moyenne 100 000 visiteurs/an.Les retombées économiques sont évaluées à 6 millions de dollars par année. 

 

Avec la collaboration d'Olivier Caron, journaliste, Bell Média Trois-Rivières