Laurence Vincent-Lapointe: « Je sais que je n'ai rien à me reprocher »

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L'athlète Trifluvienne Laurence Vincent-Lapointe ne comprend toujours pas comment elle a pu échouer un test antidopage, alors qu'elle se préparait pour les championnats du monde de Canoë qui commencent ce jeudi, en Hongrie.

L'athlète de 27 ans a reçu son résultat le 13 août, deux semaines après le contrôle antidopage fait à Montréal.

« Quand j'ai reçue la lettre, j'étais sous le choc. Ma tête ne comprenait pas ce qui se passait. Ça m'a frappé tellement fort que je ne pouvais plus arrêter de pleurer. Ç'a été horrible. »

Un résultat positif entraîne automatiquement une suspension provisoire. Le clan Vincent-Lapointe, soutenu par Canoë Kayak Canada, doit maintenant trouver d'où provient la source de ligandrol trouvé dans son échantillon.

La femme et son avocat ont peu de temps pour trouver l'origine de la contamination, puisque l'audience finale devant la Fédération internationale de Canoë est prévue quelque part en octobre. La fédération décidera ensuite dans quelle mesure elle punie Laurence Vincent-Lapointe. Celle-ci risque une sanction allant de la réprimande jusqu'à une suspension de 2 ans.

Selon son avocat, Adam Klevinas, la quantité du produit anabolisant est compatible avec une contamination involontaire. La substance aurait pu se retrouver dans les suppléments que consomment la canoéiste, malgré elle. 

Laurence Vincent-Lapointe se procure ses suppléments directement au Centre national d'entraînement. Ce dernier achète ces suppléments d'une entreprise dont les recettes sont approuvées par l'Agence mondiale antidopage. Les pots de suppléments que possédait toujours l'athlète seront tous analysés.

« La concentration était faible, très très faible. On n'a pas de résultat précis, mais celui qu'on a indique davantage une contamination », indique Laurence Vincent-Lapointe.

Laurence Vincent-Lapointe Adam Klevinas

Bell Média / À gauche: Laurence Vincent-Lapointe - À droite: Adam Klevinas, avocat de Laurence Vincent-Lapointe

Celle qui est 13 fois championne du monde se préparait entre autres en vue des Jeux olympiques de Tokyo, l'été prochain. Pour la toute première fois de l'histoire, le volet féminin de sa compétition est admise aux Jeux.

« Je n'aurais jamais pu vouloir gâcher ça (tous les efforts), risquer ça, pour prendre quelque chose dont je n'ai pas besoin, assure-t-elle. Le rêve olympique, je ne veux pas l'abandonner. Je ne veux pas qu'il vire au cauchemar. Je ne veux pas que ce soit la fin. »

Laurence Vincent-Lapointe craint également demeurer avec une étiquette de tricheuse, même si elle parvient à prouver qu'elle n'a pas volontairement consommé le ligandrol.

« Peu importe combien de fois je vais essayer de prouver que ce n'est pas de ma faute, il y aura du monde qui ne me croira pas. »

De son côté, Canoë Kayak Canada assure soutenir la Trifluvienne.

« Canoë Kayak Canada soutient pleinement Laurence dans cette situation extrêmement difficile et malheureuse et nous ferons tout en notre pouvoir pour l'aider à prouver son innocence » a déclaré Casey Wade, Chef de la Direction de Canoë Kayak Canada. « Il va sans dire, CKC croit fermement en un sport propre, mais nous avons de fortes raisons de croire que Laurence a pris toutes les précautions nécessaires à l’égard des règles et des procédures liées à l'antidopage et qu'elle n'a pas intentionnellement pris de substance interdite. Nous continuerons de l’aider afin de déterminer comment cette situation malheureuse a pu se produire. »