Le Québec frappé par la 2e vague de COVID-19

Avec 586 nouveaux cas de COVID-19 au bilan quotidien, le Québec est officiellement entré dans la deuxième vague de la pandémie, selon le Dr Horacio Arruda. Le directeur national de santé publique se dit « très, très, très préoccupé par la situation ».

Avec 586 nouveaux cas de COVID-19 au bilan quotidien, le Québec est officiellement entré dans la deuxième vague de la pandémie, selon le Dr Horacio Arruda.

Le directeur national de santé publique se dit « très, très, très préoccupé par la situation ». Selon lui, les Québécois ont le pouvoir de faire en sorte que la seconde vague soit moins importante que la première vécue au printemps. À l'inverse, sans effort, la pandémie pourrait faire encore plus de dégâts.

«J'espérais que c'était une vaguette, mais on voit que la courbe est en train de monter. [...] Il faut l'aplatir, essayons de l'aplatir beaucoup pour qu'elle puisse redescendre. Elle va sûrement durer un bout de temps. Si on veut passer un Noël le plus calmement possible, il faut que les gens collaborent, c'est majeur.»

-Dr Horacio Arruda, directeur national de Santé publique

Le Dr Arruda juge qu'il est «fort probable» que des régions, dont Montréal, basculent prochainement en zone rouge. Il exhorte la population à modifier son comportement le plus rapidement possible. 

Il réitère l'importance pour les gens de limiter leurs contacts, ce qui inclut les soupers et soirées dans les maisons privées. 

À cet effet, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, affirme que les discussions progressent avec le Directeur des poursuites criminelles et pénales pour que les policiers puissent émettre des constats d'infraction sur le champ aux récalcitrants.

Plus de 2200 bars visités durant le week-end

Geneviève Guibault qualifie de «franc succès» l'opération policière de la fin de semaine durant laquelle 2206 bars, restaurants et salles de réception ont été visités par les policiers de partout au Québec.

1500 avertissements et plus de 90 constats d'infraction ont été remis pour le non-respect des mesures sanitaires liées à la COVID-19. Les infractions étaient diverses, allant du non-port du couvre-visage, au manque de distanciation ou à la vente d'alcool après les heures permises. 

«Quand on se demandait «est-ce que c'est vraiment là le problème dans les bars, est-ce que c'est pertinent de faire cette opération?» je pense que les chiffres le confirment, il y a des choses qui se passent dans les établissements. Il y a quand même là un potentiel d'infractions qui n'est pas à négliger.»

Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique 

Les policiers continueront d'intervenir dans les établissements licenciés. Il n'est pas impossible qu'une autre opération d'envergure du même genre soit répétée dans le futur.