Les gyms restent fermés devant la menace de Québec

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Les 200 gyms et centres de conditionnement physique qui devaient rouvrir leurs portes, demain, reculent face à la menace de Québec. Ils invitent plutôt leurs clients à manifester devant devant leurs établissements à 8h30 jeudi matin.

Le regroupement a reçu une douche froide, hier, tandis que le gouvernement Legault a maintenu la ligne dure en refusant tout compromis. Les gyms accusent Québec de s'attaquer à leur clientèle en menaçant de leur remettre des amendes s'ils visitent leurs salles d'entraînement.

«Nous invitons les gens à venir dire à quel point leur activité physique est importante pour eux et comment ils se sentent lorsque c'est impossible d'en faire. C'est très important d'attirer l'attention là-dessus.» - Melody Benhamou, présidente des studios Idolem yoga.

La manifestation de demain ne serait que le début d'une série de moyens de contestation d'après un communiqué publié ce matin.

Ce changement de stratégie survient quelques heures avant l'adoption d'un décret gouvernemental permettant la remise de contraventions aux propriétaires et aux clients qui ne suivraient pas la consigne.

Les propriétaires de gym, de salles d'entraînement, de danse et de yoga demandaient, lundi, d'être vus comme un auxiliaire pour aider les Québécois à maintenir leur santé physique et mentale plutôt qu'un vecteur de propagation de la COVID-19.

Voici un extrait d'entrevue avec la présidente des studios Idolem yoga Melody Benhamou:
 

LES QUÉBÉCOIS EN DÉTRESSE SELON LEUR PSY

Il y a pourtant de quoi s'inquiéter de la santé mentale des Québécois selon un récent sondage de l'Ordre des psychologues du Québec.

86% d'entre eux disent remarquer une augmentation de la détresse psychologique et l'aggravation des symptômes chez leur clientèle depuis le début de la pandémie. 64% ont été forcés de prendre plus de rendez-vous en urgence pour régler des situations de crise.

Plusieurs psychologues (46%) ont aussi remarqué que leurs patients avaient augmenté leur consommation d'alcool et de drogue depuis le printemps dernier. La majorité des Québécois consulte pour des troubles anxieux, la dépression ou des difficultés relationnelles à la maison.