Manifestation surprise d'enseignants mécontents à St-Hyacinthe et ailleurs

Crédit photo CSQ: Des enseignants manifestent solidairement sur le viaduc du boulevard Laframboise à Saint-Hyacinthe

Des enseignants de la Fédération de l'enseignement du Québec CSQ de la Montérégie sont mécontents des dernières offres patronales et du projet de loi 40, ils l'ont fait savoir de façon très originale et colorée ce matin, à Saint-Hyacinthe.

Un gigantesque visuel «Faut que ca change maintenant en éducation»  a été apercu ce matin sur le viaduc Laframboise et a suscité bien de la curiosité d'automobilistes, à l'heure de pointe.

45 enseignants et syndiqués CSQ étaient alignés et tenaient des lettres dans un geste symbolique et solidaire. 

Une pancarte similaires affichant les mêmes revendications a été apercue à Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, près de l'Hôtel du Jardin sur la route 169.

Crédit photo CSQ- Une pancarte de la CSQ a été aperçue à Saint-Félicien au Lac-Saint-Jean

Crédit photo CSQ- Une pancarte de la CSQ a été aperçue à Saint-Félicien au Lac-Saint-Jean

 

Vers 8 heures, une délégation d'une centaine enseignants se rendait au bureau de la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy pour lui faire connaître son point de vue.

Il faut savoir que 250 enseignants de la CSQ sont réunis en conseil général de négociation à Saint-Hyacinthe, ces jours-ci. 

Crédit photo Jean-François Desaulniers Bell Media-Une centaines d'enseignants affiliés CSQ manifestent à St-Hyacinthe

Crédit photo Jean-François Desaulniers Bell Media-Une centaines d'enseignants affiliés CSQ manifestent à St-Hyacinthe

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La pénurie d'enseignants dans plusieurs commissions scolaires et la composition des classes, l'intégration sans soutien des élèves HDAA sont au coeur des revendications.

De plus, la charge de travail qui est en croissance est loin de faire l'affaire des enseignants, qui demandent des embauches supplémentaires.

Mario Beauchemin est troisième vice-président au conseil éxécutif de la CSQ et explique que les demandes sont autant pour les enseignants primaires, secondaires que collégiaux.

«Les offres patronales faites aux tables sectorielles sont nettement insuffisantes: c'est nettement sous l'inflation autant pour les enseignants que les employés de soutien. Il y a beaucoup de tentatives de récupération patronale: on veut précariser davantage le travail d'enseignant. Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement dépose de telles offres alors que nous sommes clairement en contexte de pénurie et de rétention de main d'oeuvre.»

-Mario Beauchemin troisième vice-président au conseil éxécutif de la CSQ

Les enseignants devront aussi suivre plus d'heures de formation dans une année.

Un amendement de la nouvelle loi est aussi un point de discorde: le fait qu'un enseignant d'une autre école puisse être chargé de réviser la note d'un étudiant en cas de litige.

Selon Mario Beauchemin, certains aspects du dernier projet de loi sont aussi des enjeux amenés à la table de négociation.

«L'ensemble de la loi 40 déstructure complètement le réseau de l'éducation avec une centralisation des pouvoirs entre les mains du ministre. Les révisions de notes, entre autres c'est à la table de négociation. Le congrès permettra de faire le point entre autres sur les demandes salariales, les disparités régionales et les diverses demandes aux tables sectorielles».

-Mario Beauchemin troisième vice-président au conseil éxécutif de la CSQ

Crédit photo CSQ-Des enseignants de la CSQ manifestent devant les bureaux de Chantal Soucy de Saint-Hyacinthe

Crédit photo CSQ-Des enseignants de la CSQ manifestent devant les bureaux de Chantal Soucy de Saint-Hyacinthe