Menaces envers la mairesse de Longueuil: un homme arrêté

La mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, en 2019.

Un jeune homme dans la vingtaine a été arrêté pour avoir proféré des menaces à l'endroit de la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, et d'autres élus municipaux, en lien avec la décision de la Ville d'euthanasier une quinzaine de cerfs du parc Michel Chartrand pour conserver la biodiversité.

 

Le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) lui a mis la main au collet hier, à la suite d'informations reçues du public. Il a été interrogé, puis libéré sous conditions.

L'accusé, qui habite à l'extérieur de l'agglomération, pourrait faire face à des accusations de menaces. Ce sera aux procureurs du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de décider de son sort.

Le SPAL poursuit également son enquête dans deux autres dossiers de menaces en lien avec les intentions de la Ville de Longueuil d'euthanasier 15 chevreuils pour conserver la biodiversité du parc Michel Chartrand, un dossier qui a fait couler beaucoup d'encre. D'autres arrestations pourraient suivre.

Plusieurs enquêtes de nature criminelle ont dû être ouvertes en lien avec des messages et des débats qui ont dégénéré sur les réseaux sociaux depuis une semaine. La police de Longueuil rappelle aux gens d'y penser à deux fois avant de publier quelque chose.

« On profite de l'occasion pour inviter les gens à débattre de leurs idées et de leurs opinions, mais de le faire de façon prudente, en choisissant bien les mots, soit dits ou écrits, qui peuvent être utilisés, afin de faire en sorte que ça ne dérape pas. [...] Toutes les paroles et tous les écrits peuvent avoir de lourdes conséquences. Que ce soit fait de façon virtuelle, en personne ou par téléphone, ça peut mener à des accusations. »

- Claudine Després, capitaine aux communications et relations médias à la police de Longueuil

Deux pétitions contre l'opération planifiée pour les cerfs d'ici la fin du mois ont récolté plus de 56 000 signatures et été déposées au conseil municipal hier. Une manifestation a également réuni près de 200 personnes samedi.

Malgré la mobilisation, l'opération d'abattage prévue d'ici la fin novembre et estimée à 65 000 $ a été entérinée hier soir par les élus. Depuis cinq ans, la ville a déboursé 50 000 $ pour minimiser les impacts des cerfs sur son territoire et rembourser les riverains du parc Michel-Chartrand, qui ont fait des réclamations pour dommages.