Québec veut bonifier les congés parentaux

congés parentaux bonifiés par Québec

Le gouvernement québécois souhaite améliorer les congés parentaux en réformant le Régime québécois d'assurance parentale (RQAP). Le projet de loi 51 a été déposé jeudi matin à l'Assemblée nationale pour offrir plus de flexibilité à la suite d'une naissance.

La CAQ, avec ce projet de loi, souhaite offrir une plus grande marge de manoeuvre aux parents. La période à l'intérieur de laquelle les prestations parentales, de paternité et d'adoption doivent être prises passerait de 52 à 78 semaines.

Les pères sont aussi au coeur de ce projet de loi afin qu'ils passent plus de temps à la maison avec le nouveau-né. Le régime offrirait quatre semaines supplémentaires partageables entre les parents si les deux prennent au minimum 10 semaines chacun sur les 32 qu'ils peuvent se séparer.

Quant au congé de maternité de 18 semaines, celui-ci ne changerait pas. Toutefois, la mère pourrait l'étaler sur 20 semaines pour bénéficier d'une meilleure flexibilité.

Favoriser la conciliation travail-famille

Pour répondre au contexte actuel du marché du travail et éviter d'aggraver la pénurie de main d'oeuvre, le projet de loi 51 permettrait d'effectuer un retour au travail progressif sans être pénalisé financièrement. Ainsi, les parents pourraient convenir avec leur employeur de retourner au travail plus tôt pour répondre à certains besoins, tout en conservant leurs prestations pour les utiliser à un autre moment.

Les adoptions et les décès aussi pris en compte

Si le projet de loi va de l'avant, le congé parental sera allongé pour les naissances de plus d'un enfant, comme des jumeaux ou des triplés. La mère et le père bénéficieraient de cinq semaines supplémentaires chacun. L'ajout de cinq semaines s'appliquerait aussi aux parents qui adoptent plus d'un enfant en même temps.

Ceux qui doivent se déplacer à l'extérieur de la province pour adopter pourront avoir cinq autres semaines de prestations exclusives.

En cas de décès de l'enfant, les prestations versées cessent présentement le jour de la mort. Dans le nouveau régime, la cessation des prestations arriverait deux semaines après le décès.