Ras-le-bol des infirmières au CHSLD Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe

Infirmiere

Des infirmières du Centre d'hébergement de l'Hôtel-Dieu-de-Saint-Hyacinthe ont refusé de travailler cette nuit pour dénoncer leurs conditions de travail et l'équipement jugé inadéquat. Excédées face à la surcharge de travail, elle n'exclut aucun autre moyen de pression si les choses ne changent pas à court terme.

Hier, il n'y avait que trois infirmières pour 64 patients et il y a un certain nombre d'employés qui sont déjà retirés ou infectés par la COVID 19. C'était donc la goutte qui a fait déborder le vase.

Selon le Syndicat des professionnels en soins Montérégie Est Brigitte Pétrie, des infirmières travaillaient avec des jaquettes trouées, des masques de procédures minces, les visières protectrices n'étaient pas solidifiées et sécuritaires.

En juin 2020, des militaires avaient été dépêchés au CHSLD en raison de la pénurie de personnel sur 2 semaines.

Selon Brigitte Pétrie, ces problématiques ont déjà été soulevées auprès de l'employeur mais rien n'a bougé.  

«L'équipe de nuit est arrivée avec des cas de personnes atteintes de COVID-19,  des patients en fin de vie et les infirmières n'avaient pas soupé avec un nombre important de patient. Et le matériel est de mauvaise qualité: les jaquettes ont été lavées avec la COVID, certaines ont des trous, les gants ont des cols mous, la visière de protection est de mauvaise qualité et ne tient pas. Ca inquiète beaucoup les membres puisque nous en avons qui sont atteints et d'autres craignent infectés. Et les ratios sont loin des nôtres à 64 personnes âgées.  Nous espérons qu'il y aura de l'aide, parce que c'est insuffisant dans le moment»

Brigitte Pétrie, présidente Syndicat des professionels en soins Montérégie-Est

D'autres actions ou moyens de pression?

Le CISSS de la Montérégie-Est se dit préoccupé par la situation des infirmières et reconnait deque le manque de main d'oeuvre sévit cruellement et pas exclusivement en pandémie.

Ce n'est pas la première fois que le syndicat sonne l'alarme sur la pénurie de main d'oeuvre: en mars 2019, 500 professionnelles en soins manifestaient contre le temps supplémentaire obligatoire.

Brigitte Pétrie espère que des actions immédiates seront prises.  D'autant plus que le personnel est toujours en attente des horaires des Fêtes.

«Nous n'avons pas été écouté. Il faut de la relève et rapidement. On ne veut pas répéter ca tous les jours, la gestionnaire a été mise à contribution aujourd'hui mais parfois les solutions viennent des membres et à la FIQ nous avons des solutions. Il suffit simplement d'écouter et améliorer les conditions des travailleurs»

Brigitte Pétrie, présidente Syndicat des professionels en soins Montérégie-Est