Un projet de crématorium qui ne fait pas l'unanimité à St-Bruno

Des résidents de Saint-Bruno s'opposent au projet de crématorium de la Coopérative funéraire du Grand Montréal.

Un groupe de citoyens de Saint-Bruno-de-Montarville ne veut rien savoir d'un projet de crématorium qui doit prendre place sur la rue Parent, près des autoroutes 30 et 20. Ils attendent impatiemment les résultats de trois études indépendantes dévoilées par la Ville, lundi prochain.

La Coopérative funéraire du Grand Montréal planche sur le projet depuis plus d'un an et le projet va au-delà du concept de crématorium: elle veut y installer son siège social et une résidence.

La demande est croissante et les installations du boulevard Curé-Poirier dans le secteur de Longueuil ne suffisent pas à y répondre. 

Les opposants croient que l'acceptabilité sociale n'est tout simplement pas au rendez-vous, qu'un commerce de proximité et de plus petite ampleur aurait été plus approprié sur ce terrain. Ils craignent aussi que le processus de crémation fasse en sorte que la qualité de l'air soit fortement détériorée.

La Ville de Saint-Bruno s'est faite muette sur le dossier jusqu'ici mais doit dévoiler, lundi 20 janvier, au Centre Marcel-Dulude trois études indépendantes. 

Allissa El Hachem est l'une des signataires d'une pétition, résidente du secteur.

« Nous avons demandé des études sur des aspects qui nous inquiètent. Nous avons hâte de voir ce qui nous sera divulgué lundi.  Ce qui nous inquiète, c'est que c'est sur un terrain zoné commercial, c'est un quartier familial et le complexe serait à moins de 25 mètres des maisons. On ne connait pas l'impact que ca aura sur la santé des gens, la valeur de nos maisons et le trafic «monstre» que ca générera dans le quartier. »

-Alissa El Hachem, résidente de Saint-Bruno

Projet retardé à l'été

Du côté de la Coopérative funéraire, on devait débuter les travaux de construction ce printemps mais les travaux sont décalés à l'été.  

Les derniers tests faits par le ministère de l'Environnement quant aux émanations au complexe de Longueuil seraient en-deça de 40% de la norme. Le directeur des opérations Mathieu Houle rappelle que le processus avec les citoyens se fait en toute transparence.

Il est même prêt à faire visiter le complexe de Longueuil aux résidents inquiets pour leur montrer en quoi consiste la crémation et répondre à toutes les questions sur le sujet.

 « Nous sommes de loin sous la norme du ministère de l'Environnement, là-dessus c'est excessivement sécuritaire et nous ne recevons aucune plainte. Nous sommes prêts à démystifier qu'est-ce qu'un crématorium, qu'est-ce qu'une résidence funéraire en petits groupes et leur expliquer le projet avec le siège social. Avec les retards qui ont été pris jusqu'ici, nous voulions débuter la construction en mars 2020 mais dans le meilleur des cas, nous aimerions débuter la construction en juin 2020. »

- Mathieu Houle, directeur des opérations  Coopérative funéraire du Grand Montréal