Vaccination obligatoire pour les employés du réseau de la santé

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À compter du 15 octobre, tous les employés du réseau de la santé et des services sociaux du Québec devront être doublement vaccinés contre la COVID-19. Le passeport vaccinal sera aussi requis pour toutes les personnes qui visiteront un proche dans un établissement de santé.

Québec défend ces décisions par la pression qui s'accentue dans les hôpitaux avec la quatrième vague et le variant Delta, plus contagieux.

Les travailleurs des milieux de soins, tant publics que privés, qui refuseront de recevoir le vaccin seront suspendus sans solde. Le ministre de la Santé prévient donc les retardataires de ne pas attendre plus longtemps, puisqu'il faut prévoir un délai de 28 jours entre les deux doses.

«On ne peut pas accepter que des travailleurs mettent des personnes vulnérables à risque. C'est une mesure qui est autant pour les employés que pour les patients. Je le répète, le milieu de la santé doit être sécuritaire.»

- Christian Dubé, ministre de la Santé

Le gouvernement n'entend toujours pas élargir l'imposition du passeport vaccinal. La situation pourrait toutefois être réévaluée, particulièrement dans le grand Montréal où se retrouvent 90% des cas et hospitalisations aux soins intensifs.

Le ministre Dubé indique que 900 000 Québécois qui peuvent recevoir le vaccin refusent toujours de le faire. Ces personnes sont 30 fois plus à risque d'être hospitalisées que les gens adéquatement vaccinés.

La pénurie d'infirmières empêche Legault de dormir

En plus de la vaccination obligatoire et de l'imposition du passeport vaccinal, Québec cherche des solutions au manque d'infirmières. Les employées qualifiées pour les soins intensifs sont particulièrement recherchées.

Une infirmière de l'hôpital Pierre-Le Gardeur à Terrebonne a d'ailleurs expliqué avoir quitté son poste aux soins intensifs parce qu'elle était épuisée.

Le premier ministre François Legault affirme que la situation l'empêche de dormir:

«Qu'est-ce qu'on peut faire pour ramener plus d'infirmières dans le réseau public? Est-ce qu'il faut payer plus? Comment on peut faire pour les attirer?(...) On est en train de regarder toutes les façons possibles d'inciter les infirmières qui ont quitté le réseau dans les dernières années de revenir.»

- François Legault, premier ministre du Québec

Du même souffle, le premier ministre reprend les mots de Christian Dubé et affirme que les Québécois devront «apprendre à vivre avec le virus». Ces hospitalisations supplémentaire liées à la COVID-19 forceront une réorganisation du travail dans le réseau de la santé.

Le fédéral doit contribuer davantage

Alors que la campagne électorale fédérale bat son plein, François Legault martèle une fois de plus son désir de voir Ottawa augmenter ses transferts en santé vers les provinces.

Le premier ministre estime que le financement du réseau de soins devrait être la priorité. Il répète que les sommes doivent être versées au plus vite et sans condition.

«Ce qu'on a besoin, c'est plus d'autonomie, pas plus de fonctionnaires en santé à Ottawa, pas plus de chicanes, de débats entre le Québec ou Ottawa ou de bureaucratie. On a besoin d'avoir, oui, plus d'argent du fédéral qui contribue à seulement 22% des dépenses de santé, alors qu'on envoie 40% de nos impôts là-bas. »

- François Legault, premier ministre du Québec

Les premiers ministres provinciaux réclament que les transferts fédéraux en santé passent de 22% à 35%, ce qui équivaut à 28 milliards $ annuellement pour Ottawa. De cette somme, le Québec récolterait 6 millions $.