Fillette de Granby: la belle-mère raconte sa version des faits

Palais de justice de t-r

La belle-mère de la fillette martyre de Granby a débuté son témoignage, lundi, au palais de justice de Trois-Rivières. La femme de 38 ans plaide non coupable à des accusations de meurtre au deuxième degré et de séquestration à l'endroit de l'enfant de sept ans.

D'entrée de jeu, l'accusée a déclaré qu'elle avait «hâte» de raconter sa version des événements survenus en avril 2017. 

Dans les quatre semaines précédentes, la Couronne a tenté de démontrer que la dame a enroulé la fillette dans du ruban adhésif, ce qui a provoqué son décès. Dans sa déclaration d'ouverture aux jurés, la Défense a indiqué que l'accusée «niera catégoriquement cette intention», tout en admettant que des «gestes déplorables aient été posés.»

La femme a raconté avoir connu la fillette à l'automne 2015. Elle l'a décrite comme « mignonne, avec beaucoup d'énergie, c'était ma partenaire de fille». La belle-mère a ensuite relaté que l'enfant était aux prises avec de nombreux problèmes de comportement pour lesquels elle était suivie.

Elle a évoqué de nombreuses crises, de troubles alimentaires et que la fillette allait même jusqu'à se mutiler. Elle se serait enfuie à quelques reprises, ce qui a poussé l'installation de serrures supplémentaires au domicile.

La belle-mère nie avoir été à l'origine été derrière l'idée d'attacher la fillette au sol avec du ruban adhésif et qu'elle n'avait que très peu participé à sa mise en oeuvre.

Elle a conclu sa journée en s'adressant directement aux jurés et affirmer qu'elle n'avait pas l'intention de causer le décès de l'enfant.

Une ordonnance de non-publication nous empêche de révéler tous les détails du témoignage.

Le contre-interrogatoire doit débuter demain matin.

Avec la collaboration de Marc-André Pelletier et Olivier Caron, journalistes Noovo Info