La belle-mère de la fillette de Granby en appelle de son verdict et de sa sentence

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La belle-mère de la fillette de Granby porte son verdict de culpabilité et sa sentence en appel.

Déclarée coupable du meurtre non prémédité et de la séquestration de l’enfant le 9 décembre dernier, la femme de 38 ans avait 30 jours pour porter la décision en appel et elle s’est rendue à la limite du délai.

Le jury n’avait mis que quelques heures à prononcer le verdict. L’accusée avait admis avoir ajouté des couches de ruban adhésif sur l’enfant, qui en était déjà recouverte de plusieurs épaisseurs.

Le 17 décembre, elle était condamnée à l’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 13 ans. Le minimum requis est de 10 ans dans le cas d’un meurtre non prémédité, mais le juge Louis Dionne avait estimé que les circonstances aggravantes entourant ce crime, notamment le fait que la victime était une enfant en position vulnérable, ne lui permettaient pas d’aller au minimum, comme le réclamait son avocat.

Le magistrat n’avait toutefois pas suivi la demande de la Couronne, qui réclamait une peine minimale de 15 à 18 ans. Du côté des circonstances atténuantes, le juge Dionne avait fait valoir le remords de l’accusée et le faible risque de récidive.

Il avait également condamné la dame à quatre ans de pénitencier pour la séquestration, mais cette peine ne s’additionnait pas à la précédente.

Le père condamné à quatre ans

Le père, quant à lui, avait discrètement plaidé coupable à l’accusation d’avoir séquestré l’enfant, le 13 décembre. C’est lui qui avait initialement enveloppé la fillette dans du ruban adhésif avant de quitter le domicile. Le juge François Huot l’a condamné, vendredi dernier, à quatre ans de pénitencier, une peine relativement lourde pour une accusation de cette nature.

En plaidant coupable au chef de séquestration, l’homme de 32 ans se libérait toutefois de l’accusation beaucoup plus grave de négligence criminelle ayant causé la mort, un délit qui aurait pu lui entraîner l’emprisonnement à perpétuité.

La mort de l’enfant avait choqué la province, allant jusqu’à remettre en question l’ensemble du système de protection de la jeunesse.

Le gouvernement Legault avait créé une commission pour analyser le régime de protection de l’enfance, présidée par Régine Laurent.

Une enquête du coroner, qui sera présidée par Me Géhane Kamel, doit également avoir lieu à une date qui reste à être déterminée.