Le Complexe Laviolette demande une aide financière d'urgence à Québec

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Le  Complexe Laviolette de Trois-Rivières lance un appel à l'aide à Québec. Sans aide financière, la fermeture et la faillite guettent le milieu de l'événementiel.

 

C'est ce qu'on peut lire dans une lettre ouverte envoyée aux médias intitulée «L’événementiel se meurt, à l’aide!». Elle est écrite par le copropriétaire du commerce Jean-Philippe Martin et cosignée par d'autres gens d'affaires qui se disent en difficultés financières, dont Paul Piché Traiteur, le Restaurant Le Rouge vin et Décoralium. Les propriétaires affirment comprendre la situation sanitaire, mais une aide financière d'urgence est demandée.

 

 

Malgré toute cette compréhension, nous avons l’impression d’être les grands oubliés de cette pandémie, alors que plusieurs entreprises, restaurants ou autres ont droit à des subventions gouvernementales qui leur permettent de garder la tête hors de l’eau. À un certain moment de la pandémie, certaines entreprises, comme les restaurants et les commerces, pouvaient fonctionner au maximum de leur capacité ou à 50 %. Pour notre part, les clients n’ont jamais été au rendez-vous.

Jean-Philippe Martin, copropriétaire du Complexe Laviolette

 

 

Les nouvelles mesures sanitaires restreignent à nouveau les activités de ces commerces qui accueillent des mariages et des fêtes privées et corporatives, mais les comptes à payer demeurent les mêmes. Les propriétaires affirment qu'ils sont maintenant pris à la gorge. L'été n'a pas été suffisant pour renflouer les coffres qui se vident depuis mars 2020.

 

Pour ce qui est des mariages ou événements l’été passé, ils ont tous été annulés à l’exception de quelques mariages. Et à ce moment, notre domaine était limité à des groupes d’environ 25 personnes, ce qui représente 5 % de notre capacité pour une salle pouvant accueillir 500 convives. La réalité de ce que l’on vit est difficile à expliquer. Nous sommes considérés comme des restaurants, mais nous sommes fermés non pas à 50 %, mais bien à presque 100 %. Imaginez devoir payer des taxes et tous les frais de base pour des salles de 500 places où seulement 25 personnes peuvent s’y retrouver! Et loin de nous l’idée de jalouser nos collègues restaurateurs, au contraire. Nous sommes heureux qu’ils puissent continuer à fonctionner du mieux qu’ils peuvent, et qu’ils puissent faire rouler l’économie de la Mauricie autant que faire se peut. Nous demeurons solidaires envers eux, mais nous avons aussi besoin de notre part du gâteau.

Jean-Philippe Martin, copropriétaire du Complexe Laviolette

 

 

Facebook Complexe Laviolette

 

 

M. Martin affirme avoir fait deux demandes de rencontres avec le ministre du Travail et de la Solidarité sociale et député de Trois-Rivières, Jean Boulet, sans succès. Il indique qu'ils se sont parlés au début de la pandémie, mais depuis, plus rien. La conclusion de la lettre s'adresse d'ailleurs directement à M. Boulet.

 

M. Boulet, vous vous devez d’écouter nos doléances et d’agir pour que l’événementiel ne meure pas en Mauricie et partout au Québec. Cette lettre ouverte est notre cri du cœur, svp entendez-le.

 

Au bureau du ministre Boulet, on indique qu'une rencontre est prévue virtuellement le 7 janvier prochain. Elle est organisée en collaboration avec la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières. La rencontre devait avoir lieu précédemment, mais elle a été reportée. La nouvelle date a été fixée lundi dernier, à la suite des nouvelles annonces.