Le désengagement policier existe bel et bien au Québec

Le désengagement policier, c’est-à-dire la crainte des agents d’intervenir par peur des conséquences, existe bel et bien au Québec.

Le désengagement policier, c’est-à-dire la crainte des agents d’intervenir par peur des conséquences, existe bel et bien au Québec. 

C’est ce que dévoilent les résultats d’une étude de l’École nationale de police du Québec (ENPQ) de Nicolet dévoilés mardi matin.

Le désengagement policier a entre autres comme conséquence de décourager la prévention, ce qui profite aux criminels.

21 agents ont été interrogés pour en arriver aux résultats préliminaires de cette étude.

Ils sont plusieurs à le confier : ils se retirent parfois d’opération, par crainte des répercussions que ça pourrait avoir.

Le désengagement policier se manifeste pour plusieurs raisons.

« La crainte de subir des poursuites ou des conséquences légales ou professionnelles. On parle ici de la crainte de perdre son emploi, de se faire rencontrer par ses supérieurs, d’avoir une plainte en déontologie, d’avoir une poursuite civile, de faire l’objet d’une enquête du BEI [Bureau des enquêtes indépendantes] ou de vivre des accusations criminelles. »
- Camille Faubert, chercheuse principale de l’étude 

Le projet exploratoire permettra à l’ENPQ de développer des approches adaptées et de mettre en place des méthodes de prévention. 

Comprendre le désengagement policier permettra aussi de bonifier les formations et de développer des approches plus ciblées.

Les résultats seront peaufinés au cours des prochaines phases d’étude. La prochaine consiste en un questionnaire en ligne qui permettra de rejoindre le plus grand nombre de policiers possible. Cette étape sera lancée dès les premiers mois de 2022.