Les manifestants de Saint-Lambert défient l'injonction du CN

blocus

Le camping d'hiver se poursuit sur les voies ferrées à Saint-Lambert pour une 3e journée consécutive. Les manifestants défient l'injonction obtenue par le CN pour les déloger. 

Une copie du jugement a été remise aux manifestants par la police de Longueuil à 19h hier soir. Aucune action policière n'a été entreprise par la suite. 

Les manifestants ont même demandé du soutien via Twitter ce matin afin de poursuivre la démonstration en soutien au peuple autochtone Wet'suwet'en. 

Saint-Lambert prise en otage 

Le maire de Saint-Lambert, Pierre Brodeur estime que la situation est gérée en "amateurs". Ils déplorent que ses citoyens soient pris en otage. 

"Plus on retarde, plus il y a des chances qu'il y ait une augmentation des frustrations (..) J'espère que le juge va émettre très rapidement une (autre) injonction et qu'on procède au démantèlement de ce blocage-là" - Pierre Brodeau, maire de Saint-Lambert en entrevue à RDI 

Depuis hier, plusieurs citoyens se sont présentés sur les lieux du blocus pour demander au manifestants de quitter les lieux. Certains l'ont fait avec une pointe d'amertume. 

Le gouvernement Legault s'en remet aux policiers

La police de Longueuil a demandé l'aide de la Sûreté du Québec pour démanteler le blocus selon le PM François Legault qui refuse de déterminer un calendrier d'exécution. 

"Je souhaite que ça se fasse dans l'ordre. Je vais laisser les policiers faire leur travail, mais ça doit se faire rapidement" - François Legault, PM 

Le chef du gouvernement estime qu'on ne peut pas comparer le blocus de Saint-Lambert à celui de Kahnawake, parce que le second est situé en territoire autochtone. 

En autobus pour se rendre au travail 

Ce blocus empêche les trains d'Exo de la ligne Mont-Saint-Hilaire de circuler. Les usagers doivent prendre l'autobus pour se rendre jusqu'au terminus de Longueuil.