C'était à duBreton d'administrer les tests rapides

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc.

Le directeur de la santé publique du Bas-St-Laurent apporte des précisions sur les tests rapides inutilisés par Viande duBreton de Rivière-du-Loup.

Malgré la grande propagation du virus dans, l'abattoir, la direction n'a pas utilisé les tests rapides misent à leur disposition par la Santé publique.

Selon le docteur Leduc, le CISSS n'est pas responsable de l'utilisation des tests par l'entreprise.

On nous demande de les envoyer et de les fournir, ce qu'on a fait. Maintenant, la responsabilité une fois que les tests sont entrés dans l'entreprise relève de l'entreprise. Elle doit avoir du personnel formé et les faire selon les normes. Nous, on les conseille sur comment les utiliser.

Dr Sylvain Leduc, directeur de la Santé publique au Bas-St-Laurent

L'entreprise duBreton avait donc les options de former du personnel afin d'administrer les tests ou encore d'acheter un service d'infirmières et d'infirmiers qualifiés pour venir effectuer le travail entre deux et trois fois par semaines. Ces tests restent donc une solution simple et rapide.

Passer un test rapide, ce n’est pas monter un réacteur nucléaire ! Mais... C'est plus compliqué que de prendre la température avec un « gun » dans le front. Ça prend une personne qui est formée et qui le fait avec les bonnes normes.

L'usine Asta de St-Alexandre-de-Kamouraska a utilisé les tests rapides et l'entreprise a réussi rapidement à freiner la propagation. 80 travailleurs de l'usine Asta ont été infectés en comparaison de 127 du côté de duBreton. Les deux abattoirs emploient entre 400 et 500 employés au sein de ses murs et pourtant on note une différence de près de 50 cas. Cependant, Dr Leduc mentionne qu'il faut être prudent lorsqu'il est question de comparaison.

Quand il y a une accélération soudaine des cas à un moment donné, ça veut dire qu'on a eu probablement des supers propagateurs dans le deuxième milieu et dans cette situation-là, même si on avait des conditions égales, on pourrait se ramasser avec plus de dommages.

Il y a cependant toujours un revers à la médaille. Les tests rapides sont efficaces, mais ne sont pas précis à 100 %. Sylvain Leduc mentionne qu'il peut être dangereux que les employés tiennent pour acquis qu'ils sont à l'abri du virus lorsqu'ils travaillent.

On ne veut pas que les travailleurs pensent que les tests négatifs sont 100% négatifs et que les mesures relâchent dans l'entreprise. C'est ça la nuance que l'on veut faire. Oui c'est utile, oui c'est utile, oui ça peut aider, mais si les mesures sont relâchées parce que tout le monde pense qui est négatif... On va perdre.

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