COVID-19: zone de turbulence pour les agences de voyages

Passeport canadien sur une carte.

La pandémie a transformé le travail des agences de voyages. Alors que les conseillers gagnent généralement leur vie en envoyant des voyageurs aux quatre coins de la planète, leur rôle a plutôt été de les rapatrier au pays.

Pour la copropriétaire du Club Voyages Inter-Monde de Rimouski, Annick de Courval, la plus grande difficulté était de recontacter ses clients et de leur trouver un vol de retour.

Elle indique que le dernier groupe de son agence est rentré le 7 mai.

« Ce qui était difficile c’était de savoir où était rendu notre monde. Ce n’est pas parce qu’on débarque par exemple dans un aéroport comme Paris qu’on reste à Paris. Le plus difficile c’était de rapatrier notre monde, le dernier est rentré la semaine dernière. »

Annick de Courval, copropriétaire de Club Voyages Inter-Monde Rimouski

Les communications avec les voyageurs pouvaient représenter un réel défi, notamment en raison du décalage horaire. « L’accès à l’internet peut être plus limité dépendamment des endroits. Quand on est en voyage souvent on oublie, on consulte moins les nouvelles, on est moins joignable. »

Les nombreuses annulations de vols qui ont débuté au mois de mars avec la fermeture de plusieurs frontières entre les pays a compliqué le retour en sol canadien.

Pour Annick de Courval, il fallait faire des pieds et des mains afin de trouver la bonne route pour ses clients. « On se dit qu’on va prendre telle route, par exemple partir de l’Asie en passant par le Japon, et là le Japon ferme. J’avais l’impression de marcher sur une planche et de tomber d’un étage à chaque fois. »

Elle prévoit une hausse prochaine des prix des voyages en raison de la dévaluation du dollar. Elle demeure toutefois optimiste et croit que la crise n’aura pas raison de l’industrie du voyage lorsque les frontières internationales seront à nouveau ouvertes.