De bonnes récoltes de sirop d'érable dans l'Est-du-Québec

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Les producteurs acéricoles de l’Est-du-Québec ont connu une excellente saison malgré de nombreuses difficultés engendrées par la pandémie de la COVID-19.

Les nuits particulièrement fraîches d’avril ont permis d’avoir des coulées tout au long de la saison. Avec plus de 30 millions de litres de sirop récoltés, le bilan est comparable à celui de 2019.

Le président des producteurs et productrices acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, Justin Plourde, prévoit un rendement de 3,3 litres par entailles dans la région. Les conditions de gel pratiquement toutes les nuits ont contribué à prolonger les récoltes.

« Pour le commun des mortels qui a hâte de mettre ses sandales, ce n’était pas un bon mois d’avril, mais pour les producteurs acéricoles, c’était un mois exceptionnel ! »

Justin Plourde, président des producteurs et productrices acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie

La saison a débuté hâtivement à la fin février, mais c’est plus tard, soit vers le 20 mars, qu’elle a réellement été enclenchée avec des coulées présentant un bon taux de sucre.

Le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie exploitent 9,1 millions d’entailles.

Pour l’ensemble de la province, il s’agit d’une année record. « Il va s’être produit du sirop d’érable au Québec comme jamais il ne s’en est produit », note-t-il.

La COVID-19 a entaillé la production

Rapidement, les effets de la pandémie se sont fait sentir auprès des acériculteurs. Avec la fermeture des cabanes à sucre commerciales, la saison était plongée dans l’incertitude.

Étant considérés comme des travailleurs qui offrent un service essentiel, les producteurs ont finalement eu le feu vert pour lancer leurs récoltes.

La pandémie a causé une problématique au niveau du personnel. « Il ne fallait pas qu’il nous arrive ce qui s’est produit dans des usines de porc où un employé a été infecté et il a fallu fermer, explique Justin Plourde. On s’entend que si on doit fermer deux à trois semaines, on vient de perdre la moitié de la production. »

L’industrie fait face à un manque de personnel, si bien que les équipes qui testent et classent les barils sont passées de 14 à 11. Ce manque de main-d’œuvre fait craindre des retards de paiements auprès des producteurs. Un programme fédéral d’aide financière a été mis sur pied pour permettre des avances.

« Les acériculteurs sont des gens résilients qui sont habitués à vivre des épreuves année après année, que ce soit des tempêtes, des vents ou des épidémies de chenille. L’important c’était de garder les employés, que personne ne tombe malade et pour le reste la nature a été généreuse. »

Justin Plourde, président des producteurs et productrices acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie

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